N’est-ce qu’un bluff en prélude d’une négociation  ou le scénario d’un retrait de General Motors de Corée du Sud se précise-t-il ?

Le géant américain a indiqué que sa filiale déficitaire sud-coréenne serait mise en faillite si son syndicat n’acceptait pas un plan de restructuration de la société d’ici au 20 avril 2018.

Le groupe automobile avait déjà annoncé en février la fermeture d’une de ses quatre usines dans le pays et a demandé un soutien de l’Etat, ainsi que des concessions de la part du syndicat, comme conditions pour rester en Corée du Sud.

Barry Engle, président de GM International, a aussi dit au dirigeant syndical de GM Korea le 26 mars 2018 que la société avait besoin de sécuriser d’ici à la fin avril 600 millions de dollars (480 millions d’euros) pour financer son exploitation.

GM Korea a déclaré que des concessions syndicales étaient nécessaires pour pouvoir présenter un plan de redressement au gouvernement d’ici au 20 avril. Le constructeur voudrait conclure un accord avec le syndicat d’ici à fin mars.

Si GM Korea ne présente pas ce plan d’ici au 20 avril, il n’aura pas d’autre possibilité que la faillite, a-t-il déclaré.

La crise chez GM Korea embarrasse le gouvernement du président sud-coréen Moon Jae-In, arrivé au pouvoir l’an dernier sur des promesses électorales de placer la création d’emplois parmi ses priorités.