Lors d’un entretien avec Peter Schwarzenbauer à Genève, le responsable de la relation clients et de l’innovation digitale du groupe BMW (BMW, Mini, Rolls Royce, BMW Motorrad) a officialisé la production d’une Mini électrique en Chine : « Le véhicule sera non seulement produit, mais aussi développé en Chine. L’accord avec Great Wall va dans ce sens. En revanche, je ne peux pas vous dire dans quelle ville cette Mini sera produite, car ce n’est pas encore déterminé ».

Voilà un mois, BMW Group signait effectivement une lettre d’intention avec Great Wall Motor Co. pour créer la première usine de Mini hors d’Europe. A ce sujet, Peter Schwarzenbauer n’a pas précisé si cela remettait en cause le projet de construction de la Mini électrique en Grande-Bretagne, se contentant d’asséner que « le volet chinois du dossier était entériné ». Toutefois, Peter Schwarzenbauer a clairement laissé entendre qu’une partie de la production pourrait, à terme, être exportée.

Et d’expliquer que pour pouvoir vendre une Mini électrique en Chine, « il faut satisfaire à des exigences de sourcing de composants, notamment au niveau des transmissions et du pack de batteries ». En clair, les autorités chinoises imposent une part d’approvisionnement localisé dans le cadre des véhicules à énergies alternatives. « Si vous ne satisfaites pas à ces critères, vos véhicules ne sont plus éligibles aux aides mises en place dans la pays », ajoute Peter Schwarzenbauer. Un procédé qui dépasse le cadre du « soft power », vu ce qu’il implique en termes de partage de compétences et de propriété intellectuelle, sans même parler de business…

Cette Mini électrique pourrait arriver sur le marché au cours de l'exercice 2019 et sera distribuée par les distributeurs de la marque.