Alors que smart est devenue « la première marque électrique du groupe » et surtout que Mercedes-Benz prépare le lancement de sa gamme EQ, le SUV EQC étant attendu pour 2019, quels seront les choix de distribution du groupe, sachant que l’essor du marché sera progressif ? « Une équipe dédiée à cette problématique a été constituée et elle travaille actuellement à définir les meilleures options à retenir pour la distribution de notre gamme « zéro émission ». Il s’agit d’un travail de précision, qui est réalisé site par site, en prenant en compte les caractéristiques de chaque zone de chalandise », nous a expliqué Heinz Reinhard Hoeps sur le salon de Genève, avant de poursuivre : « Pour chaque cas de figure, il faut étudier s’il est pertinent d’installer une borne ou plusieurs dans la concession, et quel programme de formation doit être déployé ». Des arbitrages aussi conditionnés par l’importance que prendra ce marché et par le mix des motorisations constatés selon les régions.

En parallèle, smart devient la marque uniquement électrique du groupe et cela réjouit Heinz Reinhard Hoeps, qui ne cache pas ses ambitions : « Je suis convaincu que notre potentiel commercial est significatif, notamment dans les grandes villes. Surtout qu’après bien des détours, l’histoire initiale voulue par Nicolas Hayek est en passe de s’écrire. En outre, smart représente un formidable laboratoire pour appréhender et tester de nouveaux usages, les différentes formules d’autopartage en faisant naturellement partie ». A Genève, les dirigeants de smart ont aussi annoncé que les modèles passaient sous l’ombrelle EQ pour devenir smart EQ fortwo et smart EQ forfour. Une nouvelle application de services sera aussi lancée mi-2018, tandis qu’un chargeur rapide embarqué (22Kw) sera proposé en option pour moins de 1 000 euros en Europe à partir de mai. Toujours à l’orée de l’été, smart lancera le programme d’autopartage privé « Ready to share », après des premiers tests réalisés dans plusieurs grandes villes allemandes.