Le savoir-faire de General Motors en matière de véhicule serait la bienvenue dans l’escarcelle de PSA si ce dernier venait à acquérir Opel. Or, cette technologie émane de la maison-mère de Détroit et ne fait pas partie des actifs de la marque à l’éclair.

Mais tout pourrait s’arranger si PSA venait à racheter Opel. Ce serait en tout cas la volonté de Mary Barra, la patronne de General Motors si l’on en croit le magazine allemand, Manager Magazin. En effet, selon ce journal, la dirigeante du géant américain autoriserait PSA à utiliser, sous licence, la technologie convoitée de la nouvelle Ampera-e (Chevrolet Bolt) animée par des batteries offrant une grande autonomie (500 km avec une seule recharge).

L'actuelle direction d'Opel serait gardée


Cet accès à la technologie électrique paraît d’autant plus logique que le PDG d’Opel, Karl-Thomas Neumann a élaboré une stratégie pour faire de la marque à l’éclair, une marque essentiellement dédiée aux véhicules électriques d’ici à 2030. Rien d’étonnant non plus à ce que Carlos Tavares veuille garder Karl-Thomas Neumann comme patron d’Opel, ainsi que son actuelle direction opérationnelle.

Karl-Thomas Neumann a estimé sur Twitter que le rapprochement avec PSA "a du sens sur le principe".

Opel resterait positionnée comme un constructeur allemand. Qu’adviendrait-il alors de son versant britannique, incarné par Vauxhall. Les anglais veulent être rassurés.

Les syndicats allemands plutôt partants pour le rachat par PSA


Les représentants du personnel d'Opel se sont dits ouverts à discuter avec PSA, mais à la condition que des assurances en matière d'emploi soient données.

« Notre objectif doit être de saisir les opportunités existantes pour sauvegarder l'emploi et les sites et créer un Opel/Vauxhall qui marche", a souligné Wolfgang Schäfer-Klug, président du comité d'entreprise d'Opel au niveau européen.


C'est pour cela que les représentants du personnel réclament une "reconnaissance sans équivoque et l'application des accords déjà existants concernant tous les sites d'Opel et de Vauxhall, en particulier les engagements en matière d'emploi et d'investissement".


35 600 emplois en jeu


Sur la base de ces exigences, ils reconnaissent toutefois "des opportunités dans la création du deuxième plus gros constructeur automobile d'Europe, qui nous permettrait d'agir sur les défis actuels liés à la transformation de l'industrie automobile européenne".

Fin 2015, Opel-Vauxhall employait 35.600 personnes, dont 18.250 en Allemagne, et disposait de dix usines réparties dans six pays européens.

Berlin veut "travailler étroitement avec les représentants du personnel et les syndicats pour le maintien des sites, des emplois, des centres de développement et des accords d'entreprise", a déclaré vendredi le secrétaire d'Etat allemand Matthias Machnig au quotidien Handelsblatt.