Nouveau rebondissement dans l’affaire GM&S. Lundi 24 juillet 2017, le tribunal de Poitiers a reporté au 31 juillet sa décision sur l’avenir de l’équipementier automobile creusois. La justice se donne une semaine supplémentaire avant de statuer définitivement sur une offre ferme de l'emboutisseur GMD, seul candidat à la reprise du site. Le repreneur potentiel a en effet demandé aux juges un "court délai" pour s'assurer du soutien des salariés.

"Je constate en lisant la décision que le dirigeant de l'entreprise GMD a fait parvenir une note en délibéré demandant au tribunal de lui accorder un court délai. Il pourra être statué, soit sur l'absence d'offre de reprise si les conditions suspensives ne sont pas réunies, soit sur la réalisation d'un plan de cession partiel ", souligne l'avocat des salariés à la presse.

Donc, en ce dernier jour du mois, et à partir de 15 heures, les juges diront s’ils acceptent la proposition ou si la piste de la fermeture de l’usine de La Souterraine est privilégiée.

Pendant cette semaine de battements, l'entreprise GMD pourra donc présenter personnellement son offre directement aux salariés de GM&S. Ils décideront si le redémarrage de l’activité avec 120 salariés sur 277 actuels (condition sine qua non du rachat) leur convient.

Suite à la décision du tribunal de Poitiers, Bruno le Maire, ministre de l’Economie et des Finances a souhaité réagir. Dans un communiqué, il précise :

"La mobilisation de tous les acteurs (constructeurs, repreneur, collectivités, Etat) a en effet permis d’avancer très rapidement ces derniers jours vers la levée de deux des trois dernières conditions suspensives posées par le repreneur potentiel".

Il s'appuie ainsi sur l’obtention de 15 millions d'euros d’investissements sur le site, dont 10 millions disponibles au premier jour de la reprise et l’obtention d’un bail de droit commun, à un loyer compatible avec l’exploitation industrielle pérenne du site.

Ainsi, Bruno Le Maire a invité les salariés de GM&S à "considérer favorablement la solution qui est aujourd’hui sur la table".