"Trois semaines, ce n'est pas beaucoup mais cela peut être prolongé une nouvelle fois", a estimé l'avocat des salariés, Me Jean-Louis Borie, précisant qu'une audience se tiendrait le 17 juillet au tribunal pour examiner l'offre déposée par l'emboutisseur GMD, seul repreneur déclaré à ce jour, qui porte seulement sur 120 des 277 emplois de GM&S.

"La liquidation judiciaire était devenue inéluctable. Elle va permettre la mise en œuvre des mécanismes de garantie des salaires, et ainsi préserver les droits des personnels", explique dans un communiqué le procureur de la République de Poitiers, Michel Garrandaux.

Pour M. Garrandaux, l'offre de reprise formulée jeudi soir par le groupe GMD est "perfectible dans son volet social et présente des réserves qui devront être levées. Mais elle émane d'un acteur économique crédible qui opère dans le secteur d'activité de GM&S".

La poursuite de l'exploitation "ouvre un nouveau et bref délai devant permettre d'examiner les modalités de l'offre déposée par le groupe GMD et le cas échéant, d'ordonner la cession de l'entreprise", souligne le communiqué.

"On ne lâchera rien! 120 emplois, c'est beaucoup trop peu, on sait très bien que ce site n'aura pas une pérennité dans les années à venir en étant à 120. Une usine de cette taille, avec 120 salariés, ça ne vit pas", a réagi Yann Augras, élu CGT et secrétaire du CE.

"Il y a encore des choses à jouer, on va se battre comme des dingues", a-t-il lancé devant les salariés, promettant de poursuivre les négociations sociales avec GMD mais aussi de solliciter d'autres équipementiers pour une éventuelle reprise.