"Depuis longtemps, nous avons été favorable à un rééquilibrage de la fiscalité essence/diesel", a rappelé une porte-parole de l'Union française des industries pétrolières (UFIP). "En revanche, on aurait pu plutôt le faire en abaissant celle de l'essence vers le diesel que le contraire qui pèse plus sur le pouvoir d'achat des ménages", a-t-elle ajouté, interrogée par l'AFP. "Enfin, l'augmentation (ou l'accélération) de la taxe carbone va elle aussi peser", a-t-elle souligné.

Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a annoncé lundi que la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) allait augmenter de 2,6 centimes par litre de gazole "chaque année pendant quatre ans".

La fiscalité actuelle favorise le diesel, qui est de loin le premier carburant vendu en France avec 80 % des volumes. Mais dans la lignée du mouvement déjà engagé sous la présidence de François Hollande, le gouvernement d'Édouard Philippe a indiqué vouloir en finir avec cette situation d'ici à la fin de la mandature dans cinq ans.

Dans les stations-service, le litre de diesel était vendu en moyenne 1,2154 euro la semaine dernière, contre 1,3739 euro pour le litre d'essence sans plomb SP95, soit un écart de plus de 15 centimes, selon les chiffres publiés lundi par le ministère de la Transition écologique et solidaire.