En mai, 192.649 voitures neuves ont été écoulées sur le marché britannique, a dénombré l'Association des constructeurs et des vendeurs d'automobiles (SMMT).

Depuis le début de l'année, les ventes sont toutefois en repli de 6,8% par rapport à celles de 2017 à la même époque.

En mai encore, les ventes de diesel ont reculé de 23,6%. Mais ce repli a été contrebalancé par une hausse dans les mêmes proportions des ventes de voitures à essence, qui représentent désormais près du double de celles des véhicules diesels.

A noter en outre que les ventes de voitures hybrides et électriques ont bondi de 36,1%, atteignant une pénétration de 5,8% (contre 61,8% à l'essence et 32,3% au diesel).

"La croissance de mai est à nuancer car elle intervient après le fort déclin enregistré en mai de l'an passé, mais elle est quand même encourageante", s'est félicité Mike Hawes, le directeur général de la SMMT.

Les hésitations de Londres aggravent la situation


"Afin d'encourager une bonne tenue des ventes à long terme, nous devons éviter de perturber davantage le marché en conduisant des politiques tenables qui permettent aux particuliers et aux entreprises d'avoir la confiance d'investir dans les voitures dont ils ont besoin", a-t-il insisté.

M. Hawes reproche aux autorités britanniques leurs hésitations quant aux conditions du Brexit - une attitude accusée de dissuader les entreprises d'investir.

En mai, la hausse des ventes de voitures a d'ailleurs été tirée par les particuliers (+10,1%), alors que les ventes de voitures d'entreprises étaient peu ou prou stables.

Le départ du Royaume-Uni de l'UE est prévu fin mars 2019 mais les conditions qui l'entourent font encore l'objet d'âpres négociations entre Londres et Bruxelles et suscitent des dissensions au sein du pouvoir britannique conservateur.