"Il n'a jamais été envisagé d'instaurer une vignette sur les automobilistes", a indiqué un porte-parole du ministère des Transports.

Dans son édition de lundi, le journal Le Parisien expliquait qu'un comité d'experts avait été chargé par la ministre des Transports Elisabeth Borne de plancher sur l'état des routes françaises.

"Parmi les pistes envisagées pour trouver l'argent nécessaire à leur entretien: la création d'une nouvelle vignette automobile", poursuivait le journal sans citer ses sources.

L'état des routes reste un problème


Le montant à récupérer par le biais de cette vignette est estimé entre 3 et 5 milliards d'euros par an, chiffrait-il, soit entre 75 euros et 125 euros par automobiliste.

"De très nombreuses propositions sont formulées dans le cadre des Assises nationales de la mobilité par de très nombreux acteurs, qui n'engagent pas le gouvernement", a encore indiqué le ministère des Transports. Le gouvernement présentera "en février ses orientations pour une nouvelle politique de mobilité", a-t-il précisé.


Fin 2016, l'association 40 millions d'automobilistes avait interpellé l'Etat sur la dégradation des routes françaises, en mettant en avant les enjeux de sécurité routière.

Selon elle, la baisse de 27% par an depuis 2011 des crédits accordés pour l'entretien courant par l'État et les collectivités était une des raisons de ces routes et infrastructures "trop fortement dégradées".