« Il s'agit de la première station publique ouverte à tous les véhicules roulant au gaz utilisant du biométhane carburant »  a expliqué Charlotte Hubert, présidente de GNVert, filiale de GDF Suez.

Actuellement, plusieurs milliers de véhicules dont une importante proportion de bus roulent déjà au gaz naturel véhicule (GNV) en France. Mais, l'utilisation d'un biométhane obtenu à partir de déchats agricoles ou ménagers (donc neutre en CO2) commence seulement à émerger.

Ce biogaz distribué à Morsbach est produit sur le site voisin  de Methavalor à partir de déchets collectés dans la région et est ensuite injecté dans le réseau. GNVert se charge alors de l'identifier via un système de certificats confié à un acteur indépendant.

Comparé au gazole, le biométhane représente une grande avancée : outre sa neutralité en carbone, il n'émet pas de particules fines et fait moins de bruit.

Quant à son prix, s'il reste environ 10 à 15% supérieur à celui du gazole, il est égal pour une version combinant 70% de GNV et 30% de biométhane. Le GNV est lui 15 à 20% moins cher que son concurrent pétrolier.

En France, on dénombre seulement 140 stations de distribution de gaz, 10 000 voitures mais 2 300 bus (14% du parc) et plusieurs centaines de camions  qui fonctionnent au biogaz.

Selon les projections de GNVert, la France pourrait produire suffisamment de biométhane en 2020 pour faire rouler trois à six fois plus de véhicules au gaz.