Les réactions s'enchaînent après l'annonce de la fermeture de l'usine d'Aulnay et du plan social dans le groupe PSA. Dans l'attente du plan de soutien à la filière automobile que doit annoncer le gouvernement le 25 juillet prochain, la Feda (Fédération des syndicats de la distribution automobile) demande instamment aux Pouvoirs publics de ne surtout pas réinstaurer de prime à la casse.

« L'exemple de la contre-performance de la prime à la casse dénoncée par la Feda en 2008 est manifeste : elle a coûté plus d'un milliard d'euros aux finances publiques en plus des 1,2 milliards de bonus-malus pour seulement 3 % des automobilistes sans réel impact sur le plan environnemental avec la fabrication forcée de véhicules neufs, elle a surtout destructuré le marché avec une surreprésentation de véhicules de catégories inférieures pour l'essentiel fabriqués hors de France » explique la Fédération dans un communiqué.

Mais surtout, pour les distributeurs indépendants, elle a pénalisé sur le marché des véhicules d'occasion et l'ensemble des services de l'après-vente et du contrôle technique, qui ont vu s'échapper 1,2 millions de véhicules âgés de plus de 10 ans. Or ces mêmes véhicules étaient fortement "consommateurs d'ateliers".

Afin d'éviter que ce nouveau plan ne privilégie encore fois uniquement les constructeurs et l'appareil industriel, la Feda milite pour l'intégration de la filière après-vente dans la consultation.