Et de cent ! Le réseau Seat poursuit sa mue avec l’inauguration, le jeudi 13 avril 2017, à Chambéry (73), de la centième concession de la marque espagnole à arborer les nouveaux standards. « Ces travaux ont représenté un investissement d’environ 350 000 € », présente Jean-Michel Lain, Pdg du groupe Jean Lain, premier distributeur Seat en France avec un contrat 2017 de 1200 VN (1096 VN en 2016) à réaliser sur six sites en Savoie (Albertville, Annecy, Annemasse, Chambéry, Cluse et Thonon-les-Bains). « Ce prix intègre d’autres modifications propre au site car le coût moyen d’une mise aux normes est d’environ 150 000 € », précise Luc Chausson, directeur de Seat France.

Au cours des dix-huit prochains mois, d’autres chantiers vont suivre chez Jean Lain, avec une particularité à Albertville. « Nous repartons de zéro, car nous allons changer de site », annonce Jean-Michel Lain. Concession plus lumineuse, bureaux paysagers, mise en valeur des produits, tablettes comme outil d’aides à la vente, ces évolutions permettent à la marque de monter en gamme. « La mise aux standards des concessions booste l’activité », soutient le dirigeant, un constat qu’il a pu observer avec des investissements réalisés dans d’autres marques du groupe. Il vise un volume de 420 VN en 2017 dans son nouvel écrin Seat (370 en 2016). 


Grosse présence auprès des entreprises


Avec une part de marché de 2,48 %, Seat affiche en Savoie une pénétration deux fois supérieure à la moyenne nationale (1,2%). « Nous distribuons la marque depuis 1992, nous bénéficions d’une très grande fidélité, et à notre enseigne, et à la marque », constate le dirigeant. Particularité : le groupe vend 80 % d’essence, ce qui entraine mécaniquement un panier moyen de 19 000 €, soit 1 000 € de moins par rapport à la moyenne nationale.

Surtout, le distributeur possède une forte présence dans le monde de l’entreprise locale. «Nous vendons 25 % à société, hors loueurs », précise-t-il. Un très bon  score pour une marque qui pour l’instant peine à décoller sur ce marché. « Nous avons mis en place au niveau du groupe une cellule dédiée au flottes avec quatre vendeurs et deux prospecteurs».

520M€ de CA en 2016


Le groupe Jean Lain, qui a fêté l’année dernière ses 50 ans, est dirigé depuis un an par Jean-Michel Lain, l’un des fils du fondateur. Il représente 20 000 voitures VN/VO, dont 6 000 VO à marchand, affiche un chiffre d’affaires de 520 millions d’euros et dégage une rentabilité de 1,6% (1% pour Seat, contre 0,8 % pour la moyenne nationale).

Il emploie près d’un millier de personnes et est présent dans les deux Savoie, l’Isère et l’Ain. Il distribue les marques du groupe Volkswagen, ainsi que Toyota, Honda et plus récemment, Hyundai. « Hyundai a été une opportunité, précise Jean-Michel Lain. Nous n’avons pas vocation à nous éparpiller. Toutes nos affaires sont à moins de deux heures de route de notre siège de Chambéry. » D’autant plus qu’avec ses récentes reprises ou créations, le groupe souhaite aujourd’hui se consolider. Néanmoins, il reste ouvert à d’autres partenariats avec Volkswagen.

Low’Caz et les "journées cash"


Le Savoyard dispose également d’une offre de location courte durée (Budget, Rent-A-Car), d’une carrosserie et d’une enseigne d’occasion Low’Caz. « Elle concerne les véhicules de moins de 13 000 €, moins de neuf ans et moins de 150 000 km », présente Jean-Michel Lain. « Nous avons vendu l’année dernière près d’un millier de véhicules et nous réfléchissons à ouvrir un deuxième point de vente à La Roche-sur-Foron (74). »

Pour avoir de la matière première, le groupe Jean Lain a mis en place les journées cash. «Une fois par semaine, nous organisons une journée où nous reprenons comptant les voitures des particuliers. Et dans un cas sur deux, notre vendeur d’un jour devient acheteur et repart avec une VO de chez nous. » Jean Lain dispose également d’une importante cellule marketing pour développer d’autres services. « Nous réfléchissons à installer des points services, comme de la réparation de pare-brise dans les parkings des entrées de ville. » Surtout, il veut être plus réactif sur les entrées ateliers. « Nous estimons que 10 % des clients qui viennent en atelier ont pour projet de changer de véhicule dans les mois qui suivent, analyse-t-il. Il faut donc que nos équipes commerciales soient plus en lien avec l’après-vente, plus réactives et plus entreprenantes vis-à-vis de cette clientèle pour lui présenter et lui faire essayer les nouveaux produits pendant que sa voiture est sur le pont. »

Avec 12 000 entrées atelier/mois, il y a effectivement un beau potentiel de croissance des ventes.