La pièce de réemploi n’a pas fini d’être au centre de toutes les attentions. Après avoir communiqué en masse sur le lancement de son nouveau site Internet de petites annonces La Bonne Epave, entièrement dédié à la vente de pièces détachées d’occasion (lire article), Jérôme Marcon est dans le viseur du CNPA.
L’organisation syndicale vient d’adresser un courrier à la DGCCRF (Répression des fraudes) pour prévenir des comportements inappropriés de certains (nouveaux) acteurs du marché.

Extrait du courrier : "Le CNPA s’inquiète de l’approvisionnement de la pièce de réemploi et plus particulièrement de la vente en ligne de ces pièces par des particuliers ainsi que par des professionnels non agréés VHU (véhicules hors d’usage). Nous constatons une recrudescence de sites Internet permettant la diffusion de petites annonces de ventes de pièces d’occasion automobile accessibles à tous".

En effet, ce commerce est réservé aux entreprises professionnelles habilitées à la collecte, au démontage, à la destruction, à la dépollution et à la valorisation de ces véhicules hors d’usage communément appelés centres VHU agréés. Cette activité est très réglementée tant sur le plan administratif qu’environnemental.

Aussi, comme nous le rappelons à la fin de l’article sur le lancement de La Bonne Epave, les obligations légales liées à la traçabilité ne sont évidemment pas imposées sur la plateforme Web.

Extrait du courrier : "Ces annonces sont préoccupantes car les pièces mises en ligne ne sont ni tracées, ni contrôlées et n’offrent pas les mêmes garanties que les pièces produites par des centres VHU agréés. Mme la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, a également conscience des enjeux en termes de sécurité pour le consommateur et de respect de l’environnement".

Pour autant, le CNPA ne demande pas le retrait immédiat du site Internet mais table sur l’interdiction de diffuser les annonces de vente de pièces d’occasion. Il estime "nécessaire de cadrer ce commerce" avec la DGCCRF.