Le nouveau décret entré en vigueur le 1er janvier 2017, relatif à la pièce de réemploi, donne des idées à de nouveaux acteurs. Jérôme Marcon, ancien mécanicien, lance son site Internet de petites annonces de pièces détachées d’occasion automobile, La Bonne Epave.

Il s’agit d’une plateforme Web calquée sur le modèle du Bon Coin où les professionnels comme les amateurs peuvent y vendre des pièces mécaniques de leurs anciens véhicules.

Bientôt des colis affrétés


Issu de la réparation et de l’entretien automobile, Jérôme Marcon a voulu mettre un pied dans l’économie dite circulaire et permettre aux automobilistes de réaliser des économies :

"l’entretien coûte en moyenne 700 euros par an, soit un quart du budget auto annuel des Français. Grâce à l’utilisation de pièces détachées d’occasion, les consommateurs peuvent économiser environ 30% sur leurs factures de garage".

Pour les particuliers, la publication d’annonces est gratuite. Quant aux entreprises, elles devront débourser au minimum 30 euros pour un lot de 10 annonces avec validité de 360 jours.

Dans quelques mois, les colis pourront être affrétés par la société de transports envoimoinscher.com qui vient de signer un accord de partenariat avec la plateforme.

La question de la traçabilité


Même si le fondateur de la Bonne Epave assure "surveiller toutes les annonces des particuliers en interdisant la publication de photo de véhicule complet", se pose tout de même la question de la traçabilité qui reste primordiale. Pour rappel, après quelques ripostes du CNPA en mars 2016, Le Bon Coin a du s’engager pour filtrer la vente de pièces d’occasion, à savoir, modifier ses règles de diffusion concernant les VHU pour empêcher les annonces illégales.