Le gazole n'est plus en odeur de sainteté, un phénomène qui est aussi désormais palpable à la pompe en France. Selon les derniers chiffres divulgués par le Comité des professionnels du pétrole (CPDP), "en cumul sur les trois premiers mois de l'année les livraisons augmentent de 0,9% alors qu'en année mobile, à fin mars 2017, le marché du gazole se replie de 0,2%". Mais si l'on prend en compte les 4 premiers mois de l'année, la donne change selon l'Union française des industries pétrolières (Ufip) :

"La baisse des livraisons de carburants routiers sur le marché français est de 0,2% par rapport à la même période de 2016. Les livraisons de supercarburants sans plomb sont en hausse de 3,4% et celles de gazole en baisse de 1%" indique l'Union dans son rapport mensuel...


Le début de la décrue du gazole est expliqué simplement par le CPDP : "Depuis le mois de novembre 2016, la part des diesels dans les immatriculations totales de VPN ne cesse de se réduire, passant de 52% en novembre à 46,8% en mars 2017. Cette tendance à la baisse commence à avoir un impact sur le marché du gazole..."

L'essence sans plomb progresse donc au détriment du gazole, mais pas de manière unifiée. Le SP 95 est en chute depuis plusieurs mois : -5,4% sur le premier trimestre, tandis que l'E10 a augmenté sa consommation de 11,5% et le SP 98 de 7,9%.

L'hyper-diésélisation du parc français demeure cependant une réalité. Environ 80% de la consommation de carburants routiers est le fait du gazole. Et au 1er janvier 2016, 69,5% du parc VP roulait toujours au gazole.