« Si j’ai accepté une réduction de 30% de mes rémunérations, c’est parce qu’il y avait un changement de job ! » C’est ainsi que Carlos Ghosn a expliqué la baisse de son salaire qu’il avait refusé ces dernières année, quitte à se froisser avec le gouvernement français.

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a dit avoir conditionné son soutien à la reconduction Carlos Ghosn comme PDG de Renault à une baisse de sa rémunération "trop élevée". Il estimait que l'Etat actionnaire n'était pas spectateur, mais acteur.

Pour Carlos Ghosn, s’il a accepté ce qu’il refusait jusqu’alors, c’est qu’il y avait un changement de son implication dans Renault.

« On s’est mis d’accord sur la feuille de route à condition que je puisse m’appuyer sur un directeur général, en l’occurrence Thierry Bolloré, a –t-il expliqué.
"La question que l’on m’a posée, est : est-ce que Alliance va vous survivre ?  Quelle gouvernance faut-il pour que l’Alliance survive à la première génération qui l’a construite ? En prolongeant mon mandat, j’ai accepté d’apporter une réponse, de trouver une structure juridique et opérationnelle. Mais il faudra que Renault, Nissan et Mitsubishi, soit d’accord (avec cette réponse). Il faudra aussi que les Etats français et japonais soient d’accord car une solution sans l’accord de ces deux Etats serait mort-né".