"Le droit à la mobilité pour tous, oui, mais dans un cadre maitrisé". Voici le nouveau leitmotiv version 2017 de la FNAA, (Fédération nationale de l’artisanat automobile). Comme elle le rappelle, les 140 000 entreprises liées de près ou de loin à l’automobile font face à une forte évolution technologique, mais l’organisation syndicale souhaite soutenir ses adhérents et les consommateurs face à l’ubérisation. L’objectif est de leur garantir le meilleur accès à la mobilité. Pour ce faire, elle présente donc ses propositions d’actions pour l’année autour de quatre grands axes.

Le premier combat est la préservation de l’économie de proximité. Selon Gérald Sgobbo, président de la branche maintenance-vente, "la nouvelle mobilité est source de dynamisme économique et social et doit donc s’appuyer sur le maillage de nos entreprises, station-service et garages". Par exemple, il préconise ainsi l’installation de bornes de recharge pour les véhicules électriques et services d’autopartage sur ces sites.

La FNAA défend son idée principale :

"Il n’y aura pas de mobilité au service de tous les consommateurs si ces derniers ne peuvent compter sur une juste concurrence entre les acteurs de l’auto-mobilité".

Brigitte Castell, docteur en droit œuvrant pour la FNAA depuis plusieurs années, suivra donc de près l’approbation du règlement du Parlement européen et du Conseil sur la réception et la surveillance du marché du véhicule. Il prévoit notamment le libre accès "illimité et normalisé" et à distance aux informations et aux logiciels du véhicule.


L’auto-mobilité passe aussi par la case environnement. C’est pourquoi, elle milite désormais pour une mise en place progressive d’un "véritable" contrôle anti-pollution 5 gaz par le biais du contrôle technique. Un exercice appelé à devenir obligatoire à compter de 2019, puisqu'une phase de test sur le sujet est actuellement en cours.
Sur ce thème de l'environnement, la FNAA oriente ses actions vers le traitement et la valorisation des déchets, autrement dit une éco-contribution prélevée sur le produit neuf et souhaite que ce modèle soit généralisé à l’ensemble des acteurs.

Le dernier point abordé est l'auto-mobilité qui est synonyme de croissance durable. Mais selon la FNAA, "il n’y a pas de croissance durable pour les entreprises liées contractuellement sans relation "gagnant-gagnant". Comme celle des assureurs/carrossiers. Si l’organisation syndicale va lutter contre cette problématique, c’est parce qu’elle constate que les plateformes d’intermédiation digitales ont tendance à appliquer les mêmes logiques de relations déséquilibrées avec leurs prestataires (uberisation).