Si une profession a quelques chances d'être entendue, c'est bien au moment des élections présidentielles. La Fédération nationale des artisans de l'automobile (FNAA) s'est donc adressé aux candidats faisant part de ses doléances et suggéré quelques mesures très concrètes.

Ainsi, elle demande à ce que les professionnels de l’automobile soient associés à tous les dispositifs existants visant à subventionner la nouvelle mobilité de demain. Cette politique devrait être pilotée par le Ministère de l’Artisanat (DGE).

Promouvoir le véhicule électrique via les professionnels


Devrait être prévu un plan d’aide aux stations-service et aux garages de proximité s’équipant d’une borne de recharge ou faisant l’acquisition d’un véhicule électrique ou hybride affecté à l’autopartage.

Les professionnels devraient être aidés pour acquérir un véhicule électrique affecté à l’entreprise (véhicule de démonstration et de remplacement).

La FNAA demande à ce que soit programmée une étude du Commissariat général de l’Egalité des Territoires (CGET) sur l’état du maillage territorial des stations-service en France, à l’instar de celle de 2012 par la DATAR.

Ouvrir l’accès aux informations techniques


L’organisation professionnelle veut que soit affiné le principe de l’accès aux informations techniques dans de nouvelles dispositions. Il faut passer d’un système d’accès conçu pour chaque marque sur la base d’une intervention pour une réparation spécifique sur un véhicule, au cas par cas, à une approche plus orientée vers l’activité multimarque.

Les données pourraient être transmises à l’état brut et selon un format plus fonctionnel. La Cour de Justice des Communautés européennes s’était déjà prononcée en ce sens, en 1995 : elle avait déclaré abusive la rétention de données par le titulaire, « qui est par la force des choses, la seule source de l'information brute, matière première indispensable pour créer un guide complet d’informations pour lequel existe une demande.»

Pour un observatoire du marché de la réparation


La FNAA plaide pour l’adoption par les Institutions Européennes d’un nouveau cadre s’imposant aux constructeurs automobiles.

Elle demande « l’accès libre aux informations sur la réparation et l’entretien des véhicules, dans un format normalisé permettant l’extraction des données techniques, et une concurrence efficace sur le marché des services fournissant de telles informations »


Elle suggère la création d’un observatoire public du marché de l'entretien et la réparation des véhicules et d'un service dédié à prendre les mesures d'urgence nécessaires pour faire rétablir la concurrence.

Labelliser les autoécoles


Pour ce qui est des autoécoles, elle demande une privatisation des examens pratiques du permis de conduire, à l’instar de l’examen théorique général (ETG) déjà privatisé.

Une labellisation/certification sérieuse serait garante de la qualité de l’enseignement dispensé par l’école de conduite. Ces exigences de qualité devraient s’appliquer à l’Etat par une mise en place de véritables centres d’examens avec un local et que pour le moins, les écoles de conduite soient informées en cas d’annulation d’examen avec le motif de l’annulation.

Enfin, la FNAA demande que les contrôles de ces auto-écoles en ligne soient renforcés.

Orienter les jeunes vers le contrôle technique


Pour ce qui est du contrôle technique, elle demande des campagnes de sensibilisation des usagers sur le renforcement du contrôle technique en mai 2018.

Elle propose également la création d’un CQP dédié à la sécurité routière et la protection de l’environnement pour faciliter l’orientation des jeunes vers le métier du Contrôle technique..

Enfin, elle réclame des contrôles des pouvoirs publics notamment de la DGCCRF sur des pratiques déloyales et sur le respect de la réglementation sur les prix.