Quoi de plus évident qu'une voiture de marque française pour équiper la police ou la gendarmerie nationale ? A l'heure où l'ensemble du gouvernement en appelle au patriotisme national pour nos achats, lui-même semble réfléchir autrement concernant ses propres dépenses.

Dès le printemps prochain, la police et la gendarmerie nationale commenceront à rouler dans des Ford Focus et C-Max. C'est le choix en tout cas réalisé par l'Ugap (Union générale des achats publics) suite à l'appel réalisé pour renouveler la flotte de nos forces de l'ordre.

Jusqu'à présent, gendarmes et policiers avaient à leur disposition des Scenic et Megane pour toutes les interventions dans des voitures sérigraphiées (véhicules badgées Police ou Gendarmerie). D'ici à quelques mois, des Ford Focus et C-Max viendront les remplacer pour une commande d'environ 1 400 véhicules.

L'Ugap (Union générale des achats publics) vient en effet de rendre sa réponse quant à l'appel d'offre pour renouveler la flotte globale des services de polices et de gendarmerie. L'ensemble porte sur une commande de près de 4 000 véhicules.

Renault et Peugeot figurent également dans le choix final de l'Etat mais uniquement pour des voitures banalisées. Enfin les cadres policiers et gendarmes rouleront quant à eux en Volkswagen Passat. Citroën n'ayant pas été retenue.

« Nous avons effectivement mené un appel d'offre pour les besoin de la police et de la gendarmerie qui a porté sur 11 types de véhicules différents. Peugeot sort selon le grand vainqueur en remportant un lot de 2 300 véhicules. Mais il est vrai que Ford  revient également dans la police et la gendarmerie. Quant à Renault, la marque obtient un engagement d'achat de 400 véhicules », explique Jean-Marc Borne, directeur adjoint des achats de l'Ugap.

Le hasard du calendrier veut que cette décision intervienne quelques jours après que Ford ait confirmé son engagement de maintenir 1 000 emplois sur son site de Blanquefort en Gironde. Un rapprochement que récuse la centrale d’achat expliquant que la marque a remporté  le lot sur des critères de réponses techniques, de délai de fabrication mai aussi de prix.
 

« Il s’agit d’un engagement assez marginal au regard de nos achats annuels qui s’élèvent à environ 20 000 véhicules par an. Sur ce volume, 71 % sont des Renault, 15 % des Peugeot, le reste étant partagé avec d’autres marques dont Ford déjà », relativise le directeur adjoint des achats.