La Russie est en forme et de retour, l'assertion vaut aussi dans le domaine automobile. Le marché des véhicules particuliers et utilitaires neufs a progressé de 24,7% en février, de 27,5% au cumul des deux mois avec 235 641 immatriculations. La production de véhicules en Russie a grimpé de 34% en janvier dernier, ce qui satisfait le comité des constructeurs russes, qui ne manque pas de signaler que "parmi les 10 véhicules les plus vendus, tous sont fabriqués localement". Les exportations ont aussi été à la hausse en janvier, de 16,2%, avec 43 000 véhicules expédiés dans le monde...

Autant de résultats qui font que l'administration russe a décidé de diviser par deux son soutien financier à l'ensemble de la filière automobile, selon l'agence Autostat. Moscou réserverait ainsi une enveloppe globale de 34,4 milliards de roubles à l'auto en 2018, contre 68,7 milliards en 2017.

Une annonce qui ne semble pas de nature à contrarier les plans des constructeurs occidentaux déjà présents ou implantés en territoire russe. L'allemand BMW, qui possède déjà une usine d'assemblage en Russie via un accord avec Avtotor, serait sur le point d'annoncer la mise en chantier d'une usine 100% BMW dans la région de Kaliningrad. Chez Renault, l'industrie n'est pas un souci, puisque le groupe Renault est d'ores et déjà majoritaire au sein du capital d'Avtovaz (Lada)...

Or, après une disette qui a duré plus de quatre ans, le groupe Renault réalise en ce moment un carton plein en Russie : +28,6% de ventes de VN au cumul des deux mois avec 83 222 unités distribuées. Lada pèse pour plus de la moitié des immatriculations, tandis que Renault a tout de même vendu 19 148 autos en Russie depuis le début de l'année. Renault est même la deuxième marque étrangère diffusée localement derrière Hyundai. Un constructeur coréen de plus en plus omniprésent en Russie.