Pour General Motors, se débarrasser du ruineux Opel a un prix qui vient d’être revu à la hausse. Il devra débourser 1 milliard de dollars supplémentaires.

Ces charges, essentiellement liées aux retraites des salariés d’Opel-Vauxhall, s'élèveront au total à 5,5 milliards de dollars (4,9 milliards d’euros) au lieu des 4,5 milliards (4 milliards d’euros) prévu au départ. C’est ce qu’a reconnu Chuck Stevens, le directeur financier du géant de Detroit.

Ce chiffre est à comparer au prix de la vente d’Opel-Vauxhall. General Motors vend ses activités européennes  - soit 11 usines, un centre d'ingénierie, 40.000 salariés et l'équivalent de 17,7 milliards d'euros de chiffre d'affaires - pour 1,3 milliard d'euros. Si l’on ajoute ses activités financières en Europe, l’ensemble est valorisé à 2,2 milliards d’euros.

L'opération en bonne voie pour être finalisée cette année


Sur le sujet délicat des obligations de retraites pour les salariés d'Opel/Vauxhall, PSA et GM ont coupé la poire en deux. GM va en transférer une partie à PSA et lui versera une soulte de 3 milliards.
Dans un premier temps, GM avait d’abord indiqué qu'il allait inscrire dans ses comptes une charge qui pourra atteindre jusqu'à 4,5 milliards de dollars dans le cadre de cette vente.

Cette somme vient donc d’être revue à la hausse par le directeur financier de General Motors, Chuck Stevens, qui table sur 5,5 milliards de dollars (4,9 milliards d’euros).

Ce relèvement est dû à des coûts supplémentaires inhérents à la transaction qui n’ont pas été détaillés. Le géant de Detroit va effectuer une émission obligataire de 3 milliards de dollars censée couvrir les retraites des salariés d'Opel/Vauxhall dont va hériter PSA.

L'opération reste en bonne voie pour être finalisée cette année, a précisé le dirigeant.