Améliorer la sécurité tout en préservant les coûts et la sobriété des véhicules, une équation toujours difficile à résoudre. L'ACEA a passé en revue divers systèmes, essentiellement liés à la sécurité active, afin de déterminer s'ils apportaient ou non un gain réel. Un seul équipement a emporté une adhésion sans réserve de la part de l'ACEA, le freinage automatique d'urgence (AEB). L'association réclame donc qu'il devienne un standard installé en série sur tous les véhicules neufs.
A ce jour, bien des constructeurs proposent déjà un freinage automatique de série, comme Volvo, Ford, etc. Le système est toutefois loin d'être démocratisé sur les véhicules les moins coûteux.

La mise en place d'un alcootest anti-démarrage sur les véhicules a aussi été étudiée par l'ACEA. S'il semble exclu d'en équiper toutes les voitures, l'association verrait d'un bon oeil la définition d'un standard technique "de manière à ce qu'un alcootest puisse être installé à l'avenir sur tous les véhicules particuliers". Le dossier ne paraît toutefois pas simple : "Lors d'une réunion avec des acteurs du marché, l'industrie de l'alcootest anti-démarrage a fait savoir qu'il était complexe d'interfacer un alcootest avec un certain nombres de véhicules électriques ou hybrides de dernière génération" note l'ACEA.

Deux autres équipements régulièrement mis en avant ont suscité quelques réserves du côté des constructeurs. Le contrôle automatique de pression des pneus (TPMS), déjà de série sur les véhicules neufs. L'association ne conteste pas son efficacité, mais recommande de procéder à une fine analyse des bénéfices engendrés par le système avant de l'étendre à d'autres catégories de véhicules.
De la même manière, l'ACEA s'est révélée mesure quant aux gains apportés par les boites noires, qui enregistrent quelques secondes avant et après un accident. L'association note en effet que "les bénéfices directs" sur le comportement des automobilistes "ne sont pas évidents".