Un objectif pas trop ambitieux, la possibilité de revenir dessus et de la compréhension SVP... L'ACEA a profité du salon de Francfort pour faire passer quelques messages. D'autant plus que la présidence tournante de l'association est en ce moment assumée par le patron de Daimler, Dieter Zetsche. Ainsi, "compte-tenu du calendrier et du niveau d'ambition des nouveaux objectifs, l'ACEA propose une réduction de 20% des émissions de CO2 pour les véhicules légers en 2030 comparé à 2021" a fait savoir l'homme à la moustache, "c'est une sacré réduction" a-t-il encore ajouté.

Vingt pour cent de réduction comparé à 2021 reviendrait à imposer un taux d'émissions moyen de 76 g de CO2 par kilomètre et par gamme. Un chiffre plutôt cohérent par rapport à ce que proposera sans doute la Commission, qui selon toute vraisemblance devrait demander aux constructeurs d'émettre entre 68 et 78 g pour l'après 2025.

Mais la demande de l'ACEA est en réalité bien plus complexe : "Cet objectif devrait être subordonné à l'adoption réelle du marché des voitures électrifiées et des infrastructures de recharge" indique l'association. De ce fait, "cela signifie que sur la base d'une revue à mi-parcours en 2025, cette cible pourrait être revue à la hausse ou à la baisse"...

L'association et son président en ont aussi profité pour rappeler que la pénétration des voitures dites propres était "faible" et que "la dernière génération de véhicules diesels est un levier efficace pour atteindre les objectifs climatiques prochains" car ils émettent moins de CO2 que leurs homologues à essence.