Ce n’est pas 120 000 véhicules que Mercedes devra rappeler en Europe, comme le demandait initialement le KBA…mais 774 000 dont 238 000 Mercedes en Allemagne.

Cet ordre impératif ne vient pas de l’autorité de tutelle de l’automobile allemande mais du gouvernement de Berlin, lui-même.

"Le gouvernement ordonne un rappel officiel immédiat en raison de la présence de dispositifs de manipulation", a annoncé le ministre allemand des Transports Andreas Scheuer, à l'issue d'un entretien avec le patron du groupe, Dieter Zetsche.

Clarifier les questions légales


Daimler a indiqué qu'il allait s’assurer aussi vite que possible, en collaboration transparente avec les autorités, que les systèmes de mesures rejetés par le gouvernement étaient bien supprimés.

Le constructeur veut clarifier les questions légales liées à cette procédure d'une envergure exceptionnelle.

Les modèles principalement concernés sont les fourgons Mercedes Vito et les SUV des classe GLC et C, dont 238.000 roulent en Allemagne.

Daimler, épargnée jusque là par le scandale du dieselgate, faisait déjà l'objet d'une enquête du parquet de Stuttgart, ville où siège le groupe. Les autorités allemandes avaient à leur tour manifesté de premiers soupçons à la mi-mai 2018.

L'agence fédérale allemande de l'automobile, la KBA, avait alors ordonné le rappel de près de 5.000 Mercedes Vito, affirmant avoir repéré des logiciels suspects. Daimler avait contesté.

Le ministère des Transports avait alors repris le dossier, se donnant deux semaines pour rendre public les résultats de son enquête.