C'est un Carlos Ghosn visiblement tendu qui a ouvert l'assemblée générale des actionnaires de Renault ce jeudi 15 juin 2017 en début d'après-midi. Plusieurs centaines de détenteurs de titres ont approuvé les comptes 2016 du constructeur ainsi que la nomination de plusieurs nouveaux administrateurs. Enfin, ils ont approuvé les émoluments de Carlos Ghosn, PDG depuis 12 ans.

Carlos Ghosn a démenti tout projet visant à attribuer des bonus aux dirigeants de l'alliance automobile par des voies détournées. Il assurer qu'il n'y avait "rien de vrai" dans des informations publiées cette semaine.

"On est dans le roman", a lancé M. Ghosn, visiblement courroucé, en parlant d'une "affaire misérable faisant appel à des moyens pas très éthiques". Il l'a fait savoir au patron de Reuters, l'agence à l'origine de cette information, qui émanait d'un consultant mais qui n'avait pas été validé par Carlos Ghosn.


L'Alliance, premier constructeur mondial sur le premier semestre de 2017


Au cours de cette assemblée général, Carlos Ghosn a affirmé que l'alliance Renault-Nissan atteindrait cet été la première place des groupes automobiles mondiaux en volume de véhicules écoulés.

"En volume de ventes depuis janvier, l'alliance reste dans le peloton de tête des trois premiers constructeurs mondiaux, nous prévoyons d'occuper la première place de ce podium à la mi-année", a-t-il déclaré. Cela n'a jamais été un objectif mais c'est une grande satisfaction".



En 2016, le dirigeant a touché 7 millions d'euros de Renault, dont 1,23 million de fixe, le solde - en numéraire ou en actions récupérables à terme - étant calculé sur des critères de performance. Les actionnaires ont donné un avis positif.

Il en est de même pour les éléments de rémunération de Carlos Ghosn pour 2017, un vote rendu contraignant par la loi "Sapin 2" et dont l'issue reste incertaine.