Au technocentre Cesvi de Poitiers (86), passé sous le giron du groupe Covéa en 2015 (actionnaire à 90% du capital), des techniciens s’agitent dans l’ombre pour répondre au mieux aux ambitions de ses filiales MMA, Maaf et GMF. Car ces sociétés assurent à elles trois plus de 10,5 millions de véhicules, soit 11,5 millions de sociétaires et clients en France. Il est donc nécessaire d’être à leur service.

Chaque année, ce sont entre 15 et 20 véhicules de toutes marques constructeurs qui subissent les crash tests de ce centre unique en France. Ils sont projetés contre, ou heurtés par, un pan indéformable sur une piste à 15 km/h. Et il s’agit bien de mesurer la réparabilité des véhicules représentatifs du marché français, et à peine commercialisés, pour anticiper leurs coûts de réparation en aval. Le volet sécurité n’est donc pas abordé lors de ces tests.

« Les chocs avant et arrière sont standardisés sous l’appellation internationale RCAR* et à l’issue des tests nous réparons et nous communiquons à l’assureur le coût de réparation pour qu’il puisse appliquer ses tarifs », souligne Nadia Bestaoui, directrice technique du Cesvi.

Les résultats impactent donc les primes d’assurance des automobilistes. Selon la dirigeante, chaque voiture testée représente un budget de d’environ 25 000 euros, réparations comprises.

« Nous travaillons de concert avec les constructeurs et comparons chaque donnée que nous récoltons. Notre travail est de contrebalancer l’efficacité du véhicule et la valeur des réparations », ajoute-t-elle.

L'aide à la tarification n'est pas la seule activité du centre Cesvi. Il intervient également sur les reconstructions d'accidents de trafic (simulation logicielle, relevés terrain, etc) et sur la formation, de plus en plus essentielle pour les réparateurs et experts.
 

Vidéo. Crash test de la nouvelle Citroën C3

Jeudi 14 mars 2017, L’argus était convié pour une journée presse au sein du technocentre. Nous avons pu assister aux crash tests AV/AR de la nouvelle Citroën C3 PureTech d’une valeur de 18 280 euros TTC.

Choc avant : Bien évidemment, le bouclier, le capot et l’arche de roue noire ont été pliés. Mais les adhésifs en damiers (points de repère collés sur la voiture) montrent également une légère asymétrie à la portière avant gauche, le choc frontal ayant impacté son ouverture.

Choc arrière : Les résultats se révèlent plus vicieux. Outre la carrosserie rayée, les experts constatent que la crash box (zone d’absorption), la traverse et le plancher de coffre ont été endommagés. Les résultats découleront donc dans un premier temps de ses anomalies.
Les experts n'ont pas pu nous dévoiler les résultats.



*Research Council for Automobile Repairs