Le Parisien a révélé le 8 juillet l'existence d'un réseau de garagistes et d'experts indélicats. Ceux-ci transformaient des Véhicules gravement endommagés (VGE) en véhicules d'occasion tout à fait commercialisables...

Pour le CNPA, c’est l’occasion de rebondir sur cette affaire et de mettre en lumière un dysfonctionnement concernant les véhicules gravement endommagés. Lors d’une rencontre avec la Direction de la sécurité et de la circulation routière (DSCR), le CNPA a demandé "un véritable suivi de la procédure véhicules endommagés."
En effet, un arrêté datant du 29 avril 2009 stipule dans son article 12, qu'un comité annuel doit se réunir, et ce
« afin de suivre la mise en œuvre adaptée des dispositions de la procédure des véhicules endommagés. Ce comité comprend des représentants du ministre chargé des transports, du ministre de l’intérieur, des experts, des usagers, des assureurs et des professionnels de la réparation automobile et des recycleurs automobile ». Or, le CNPA dénonce, en dépit de leurs demandes réitérées, le fait que le comité ne s'est réuni qu'une seule et unique fois...

Outre le comité de suivi de la procédure VGE, le CNPA réclame aussi la mise en place d’un comité de suivi du SIV (système d’immatriculation des véhicules) : « cette rencontre a permis de poser un diagnostic et d’établir une procédure que confirmera le ministère de l’Intérieur, procédure au terme de laquelle les automobilistes concernés seront informés des caractéristiques des véhicules et de leur niveau de dangerosité. Pour l’heure, une enquête est en cours pour établir les différentes responsabilités » a fait savoir le syndicat professionnel.