A partir du 1er juin 2018, le directeur général de Renault en Roumanie, Yves Caracatzanis, va remplacer son compatriote Nicolas Maure à la tête du constructeur russe Avtovaz.

Cette annonce a été faite par Rostec Auto, la co-entreprise qui orchestre Avtovaz (détenu à 61,1% par Renault et à 38,9% par Rostec).

Nicolas Maure conservera ses fonctions de PDG d'Avtovaz jusqu'au 31 mai 2018 et continuera à suivre "le redressement financier ainsi que le déploiement du plan stratégique de l’entreprise" avec différentes fonctions, dont celle de directeur des opérations de la région Eurasie, poste qu'il occupe depuis le 1er janvier.

Il est par ailleurs vice-président du conseil d'administration d'Avtovaz depuis le 2 avril.

Yves Caracatzanis a rejoint Renault en 1992. Âgé de 54 ans, il dirigeait auparavant le groupe Renault en Roumanie ainsi que Dacia, "l'une des marques automobiles à la croissance la plus rapide en Europe", affirme Rostec Auto.

A compter du 1er mai 2018, Antoine Doucerain le remplacera au poste de directeur général d’automobile Dacia et du groupe Renault Roumanie. Depuis mai 2015, il occupait les fonctions de directeur industriel du Pôle Ouest, assurant le pilotage de la performance de 8 usines Renault.

La précieuse expérience chez Dacia


Le patron de Rostec, Sergueï Tchemezov, avait annoncé à la presse en février le remplacement prochain de Nicolas Maure, 57 ans, à la tête d'Avtovaz depuis le printemps 2016.

En provenance de Dacia comme son successeur, Nicolas Maure avait remplacé à la tête d'Avtovaz le suédois Bo Andersson, limogé après de grandes pertes dans un contexte d'effondrement du marché local.

Plombé par une lourde dette et des pertes creusées par la crise économique qui a frappé la Russie en 2014, Avtovaz avait annoncé à l'automne 2016 un vaste plan de redressement prévoyant une recapitalisation totale de 85 milliards de roubles (1,1 milliard d'euros), avec la participation de ses actionnaires.

La dernière étape de cette recapitalisation en trois phases doit avoir lieu au mois d'octobre 2018.

En 2017, Avtovaz a divisé par près de cinq sa perte nette et s'est approché du retour au bénéfice d'exploitation espéré cette année.