La France a-t-elle véritablement entamé sa cure de désintoxication au gazole ? Au mois de mars 2016, les véhicules particuliers fonctionnant au gazole ont représenté 47% des ventes de VN, et les autos à essence 48,2%. Un fait qui pourrait être considéré comme un non-évènement si la France n'était pas devenu au fil du temps le marché le plus "diésélisé" d'Europe... Le dernier mois qui avait vu l'essence supplanter le diesel renvoie au début du millénaire. En octobre 2000, il s'était immatriculé 49,8% de voitures à essence et 49,6% de diesels.

Tous les constructeurs ne sont bien sûr pas logés à la même enseigne. Si Citroën a vu ses ventes majoritairement basculer du côté de l'essence depuis l'an dernier, ce n'est pas exemple pas encore le cas chez Renault. Le constructeur au losange a ainsi revendiqué 52,7% de moteurs diesels vendus le mois dernier, et 42,5% d'essence.

Le diesel demeure en outre toujours majoritaire sur le premier trimestre 2017. Ce sont 47,4% de diesels neufs qui ont été vendus, contre 47,2% d'essence. Les hybrides ont représenté presque 4% des immatriculations (3,93%), et les électriques 1,37%.