Après Angela Merkel, c’est le Land de Thuringe qui met la pression sur PSA. Cet état fédéré allemand est disposé à offrir une assistance à Opel pour maintenir en activité son usine d'Eisenach.

C’est ce qu’a déclaré à l’agence Reuters le ministre-président du Land, Bodo Ramelow.
Les pouvoirs publics locaux pourraient aider au niveau des coûts de l’énergie et de l’immobilier mais seulement si les négociations salariales reprennent entre les salariés et PSA.

« Il est inacceptable de se fonder sur des décisions d’investissement pour faire “pratiquement” peser sur la Thuringe “la menace d’un chantage”, a encore dit Ramelow.

A propos des trois Länder où Opel a des usines, le ministre-président a déclaré: “Les trois Länder ne permettront pas qu’on les divise.”

Réduire de 25% les coûts de personnel


Opel doit réduire ses coûts de personnel de 25% pour que ses sites allemands soient concurrentiels, a déclaré le président du directoire Michael Lohscheller à l’hebdomadaire allemand Bilanz.

Tout investissement dans les usines en Allemagne est subordonné à une amélioration de la compétitivité. Opel ne projette pas de fermer de site en Allemagne et honorera les accords salariaux existants, a-t-il dit au magazine.

Lancement de modèle retardé


Dans un entretien accordé cette fois à Automobilwoche, Michael Lohscheller dit qu’Opel ne pourra pas lancer la production d’un nouveau modèle en Allemagne au premier semestre 2018 parce qu’il n’y a pas d’accord avec les syndicats sur la manière de rendre les usines plus compétitives.

Le conseil d’entreprise du constructeur a estimé le 23 avril 2018 que la direction ne respectait pas ses engagements.

“Lohscheller doit dire la vérité. Les accords ne sont pas respectés dans les projets pour les usines et l’ingénierie”, a déclaré le conseil d’entreprise.