Le bond de 10,4% à 167 911 voitures neuves enregistré en avril 2018, n’est qu’un trompe l’œil. En avril 2017, les ventes avaient plongé car les acheteurs potentiels s'étaient empressés de boucler leur achat avant le 31 mars 2017 et l'entrée en vigueur, en avril, d'une nouvelle taxe sur les voitures.

Depuis, les chiffres restent décevants et les ventes ont baissé de 5,7% pour l'ensemble de 2017 à 2,54 millions de véhicules écoulés. Rappelons que les chiffres de 2016 étaient historiquement élevés. Depuis le début de l'année 2018, les ventes baissent de 8,8%.

Le plongeon du diesel


Les véhicules diesel ont continué de souffrir (-25%). Cette motorisation pâtit du dieselgate et de la volonté du gouvernement britannique de drastiquement réduire les émissions polluantes. L'association automobile (SMMT) s'inquiète du manque de lisibilité pour les acheteurs des conditions entourant le diesel, y voyant la principale raison de la chutes de leurs ventes.

Mike Hawes, le directeur général de la SMMT, a souligné que cette politique poussait, effet pervers, les propriétaires de vieux modèles diesel à ne pas changer de voiture, ce qui élève in fine la pollution de l'air.

Nissan et Jaguar Land Rover suppriment des emplois


Les constructeurs anticipent des difficultés à venir. Nissan supprime des centaines d'emplois dans son usine de Sunderland. Jaguar Land Rover ne renouvellera pas un millier de contrats temporaires dans deux usines britanniques.

Le secteur automobile au Royaume-Uni, qui s'appuie sur des constructeurs étrangers implantés davantage que sur des champions nationaux, est confronté de surcroît aux inconnues du Brexit prévu fin mars 2019.