2018 démarre sur les chapeaux de roue pour les ventes d’automobiles en Europe. En janvier, les ventes de voitures neuves, en Europe (Union, Norvège, Suisse et Islande), elles ont bondi de 6,8% à 1,26 million d’unités.

Cette dynamique vient d’abord d’Allemagne, le plus grand marché du continent, où les immatriculations de voitures neuves s’envolent de 11,6% à 269 429 unités. Une belle inversion de tendance : en décembre 2017, elles s’étaient repliées de 1%. Ce sont les marques importées (+19%) qui ont soutenu les ventes outre-Rhin en janvier. Elles y représentent, avec 79.900 unités, presque un tiers des ventes de voitures neuves.

L'Espagne retrouve son niveau de 2018


L’autre marché porteur en janvier a été l’Espagne où les immatriculations se sont envolées de 20,3%, dépassant les 100 000 unités, retrouvant les niveaux atteints en 2008, quand la crise a commencé.

Les voyants de l’économie espagnole sont au vert : le PIB a enchaîné quatre années de hausse et le chômage est au plus bas depuis huit ans.

Mais les ventes aux particuliers ne progressent que de 16%, à cause de la fin des plans de prime à la casse, l’allant venant des achats des entreprises (+26,4%) et sociétés de location (+24%) qui commencent à rénover leur flotte en prévision de la saison touristique.

La France ne réalise qu’un médiocre +2,5% à 156 846 voitures neuves ainsi que l’Italie (+3,4% à 177 822 unités). Le Royaume-Uni continue de dégringoler de ses sommets : -6,3% à 163 615 unités. Il s'agit du dixième mois consécutif de baisse pour le marché britannique qui avait reculé de 5,4% en 2017.

Peugeot devant Renault


La marque la dynamique en Europe en janvier a été Peugeot (+14,8% à 83 389 unités) qui gagne une demi-point de marché à 6,5%. Sa marque sœur Citroën réalise également une belle performance (+10,9% à 50 428 unités) grâce à C3 III et C3 Aircross.

Renault progresse (+6%) mais ne parvient à suivre le rythme du marché et voit sa pénétration se tasser à 6,1%, ce qui permet à son compatriote du lion de le dépasser.

Dacia, en revanche, s’envole de 17%, ce qui permet à la marque roumaine de dépasser les 3% de part de marché.

Première marque en Europe, Volkswagen (+4,4%) cède un peu de terrain, sa pénétration se tassant de 11,7 à 11,4%. Ford aussi se replie relativement (+2,2% à 6,6% du marché) et Fiat reflux absolument (-5,8% à 4,7% de pénétration).

Le haut de gamme à la peine


Opel, désormais dans le giron de PSA voit également sa pénétration se tasser de 6,3% à 5,8% avec 74 344 voitures neuves.

Toyota poursuit sa conquête (+ 8,7%) et atteint la barre symbolique des 5% de part de marché alors que Nissan reste à la peine (-2% à 3,3% de pénétration).

Le haut de gamme ne suit pas le rythme général du marché et sa part du marché s’éroder un peu en janvier. Mercedes reste la première marque (+2,6% à 5,2%) devant Audi (+2,3% à 5,1%) et BMW (+2% à 4,8%).