Il ne décolle pas. D'un mois à l'autre, le marché des particuliers reste étale. Alors que les immatriculations tous canaux confondus progressent de 2,9% au premier trimestre de 2018, celles des particuliers piétinent : +0,5% (si l’on inclut également les TT).

Ce canal, considéré comme le plus rentable pour les distributeurs et les constructeurs,  représente toujours moins d’une voiture sur deux immatriculées (48,8%).

L'essor du BtoB


Au cours de ces trois mois, la dynamique est surtout venue du BtoB. Les livraisons aux loueurs de longue durée s’envolent de 17,1% et représentent 9,8% du marché français. Les achats fermes par les entreprises restent toniques (+3,7%) et atteignent 11,6% des ventes totales. Si l’on additionne ces deux modes d’acquisition et les ventes aux administrations, le marché du BtoB progresse de 9,5% à 21,8% des immatriculations du trimestre.

Les véhicules de démonstration, qui continuent d’être une variable d’ajustement pour les marques, bondissent de 6,1% à 15,3% du marché. En revanche, les contrats de location de courte durée, qui ont longtemps été le canal tactique le plus utilisé, dégringolent de 10,3% depuis le début de l’année.

Malgré des efforts pour assainir ses ventes, Renault, qui reprend son titre de première marque en France, reste la marque française écoulant la plus faible part de son volume aux particuliers (44,8%), derrière Peugeot (45,7%) et Citroën (51,4%). Au premier trimestre, il a toutefois réduit ses ventes aux loueurs de courte durée de 13,6% et ses VD de 6,9%.

Tesla séduit les entrepreneurs


Parmi les généralistes, Fiat est celle qui, dans ce domaine, est la moins performante (35,6%). C’est elle qui le recourt le plus aux ventes tactiques : 24,3% en VD et 23,7% en LCD. Opel qui vend 40,1% de son volume aux particuliers, réduit ses ventes en LLD (-46,4%) mais celles-ci représentent encore 22,5% de son total. Ce fléchissement a été compensé par une envolée de ses VD : +45% à 25,1% de son volume.

Enfin, remarquons que les ventes de Tesla qui ont stagné au premier trimestre (mais qui bondissent de 45% en mars), se font majoritairement auprès des entreprises et professions libérales (55,6% du volume) alors que les immatriculations auprès des particuliers n'en représentent que 35,5%.