Amère sanction. Le patron de Nissan, Hiroto Saikawa devait au départ piloter l'organisation du salon de Tokyo qui commence le 25 octobre, en tant que président de l'association japonaise du secteur, la Jama. Il n'en sera rien. Il devra céder la place à Akio Toyoda, patron du grand rival Toyota et vice-président de la Jama.

Ce retrait est la conséquence du scandale de certifications de véhicules neufs au Japon. 

Certains des inspecteurs de Nissan non habilités à contrôler les véhicules neufs destinés au marché japonais avaient utilisé des signatures d'autres inspecteurs enregistrés pour le faire.

"Il existait aussi de nombreuses copies de ces signatures, utilisées pour le processus administratif des véhicules pour le marché japonais", a admis porte-parole de Nissan.

Une procédure non respectée


"Cependant il s'agit davantage d'un problème de procédure que de compétences, car tous les inspecteurs de Nissan étaient agrées pour le contrôle des véhicules à l'export", a-t-il souligné. 

Nissan, partenaire de Renault, a décidé de rappeler quelque 1,16 million de véhicules vendus au Japon et fabriqués entre 2014 et 2017, pour les soumettre à de nouvelles inspections, un chiffre revu en légère baisse par rapport aux annonces initiales.

Hiroto Saikawa avait indiqué début octobre qu'il comptait "aller personnellement au fond des choses" pour faire la lumière sur cette affaire.