Gueudet, Altitude, Pautric, CAR Avenue, Hess, Parot et maintenant Neubauer. Depuis octobre 2016, les mouvements se multiplient au sein du réseau BMW. Une « agitation » qui tranche avec la stabilité qui caractérisait le réseau de la marque en France ces dernières années.

BMW réseau distribution réseau
Alexandre Leclercq, directeur du département développement réseau et qualité BMW Group.
« Les opérations se sont certes accélérées à l’approche de l’été mais elles ne répondent pas à une volonté de notre part de regrouper les opérateurs, répond Alexandre Leclercq, qui a remplacé en février 2017 Olivier Philippot au poste de directeur du département développement réseau et qualité de BMW Group. Les mouvements se font de manière naturelle durant la vie du contrat. Par ailleurs, nous avons une lecture très pragmatique qui repose sur les résultats commerciaux, la satisfaction client, la qualité de l’immobilier, la situation financière et la pérennité du management. Il peut arriver que nous ne soyons plus en phase avec un distributeur, pour des questions de standards, d’investissements… et dans ce cas nous envisageons un plan B ». Le réseau BMW compte 150 concessions en France aujourd’hui, un chiffre stable, et 60 investisseurs, soit neuf de moins qu’il y a cinq ans. Deux ou trois autres opérations devraient animer encore le réseau dans les prochains mois.

Pas de stratégie d’ouverture à des groupes étrangers


« Dans la mesure du possible, nous essayons de privilégier des opérateurs qui représentent déjà la marque, et qui sont implantés localement car nous attendons d’un dirigeant qu’il s’implique et s’investisse durablement sur son territoire. Nous affichons aujourd’hui un bon mix avec des groupes d’envergure nationale, d’autres à dimension régionale et des entrepreneurs individuels. Nous avons besoin de cette mixité », souligne Alexandre Leclercq. La marque BMW suscite un intérêt certain de la part des groupes de distribution hexagonaux, voire même étrangers. « Nous avons suffisamment d’interlocuteurs de qualité en France pour développer le réseau ; proposer une concession ou une plaque à un opérateur étranger constitue vraiment la dernière option. Ce n’est en aucun cas notre stratégie aujourd’hui. En revanche, nous ne sommes pas opposés à ce qu’un groupe français investisse dans la marque dans un autre pays », informe le dirigeant.

Des product genius chez Mini


BMW ne communique pas de chiffres mais le réseau affiche une santé plutôt éclatante.  Selon le groupement des concessionnaires, interrogé en début d’année, deux tiers du réseau BMW affichaient des rentabilités supérieures à 2,2 % en 2016. « Le résultat financier a doublé sur les trois dernières années alors que la majorité des opérateurs a fortement investi pour se mettre aux standards. Tous les indicateurs sont au vert et nous signons tout de suite pour dix autres années comme celle-ci », nous confiait ainsi Gérald Iacopinelli, président du groupement. Forcément, les prétendants ne manquent pas. « Mais nous pouvons toujours faire mieux, juge Alexandre Leclercq, comme continuer à développer le haut de gamme (Série 7), améliorer notre taux de couverture sur la partie service ou encore augmenter le volume rentable pour amortir davantage nos frais fixes ».

Le poste de product genius, créé en 2013 pour renseigner les clients sur les produits, est désormais bien ancré dans l’univers BMW puisque près de 120 experts ont investi le réseau. Une trentaine de product genius sont également présents désormais dans les concessions Mini.