Retour sur la septième édition du Club Argus Maroc : depuis la loi de finances votée début 2013 au Maroc, les constructeurs automobiles et leurs réseaux officiels de distribution peuvent s’organiser librement pour reprendre et commercialiser des VO. Une décision qui a donné une bouffée d’air frais sur le marché marocain de l’occasion, et par ricochet sur celui du neuf, des marchés jusque-là fortement réglementés, voire entravés.

Maroc : le marché VN a doublé en 10 ans


Une évolution qui n’a pas échappé aux constructeurs, lesquels regardent désormais le marché maghrébin, et en particulier celui du royaume Chérifien, avec ambition. Dernier exemple en date, Opel, propriété du groupe PSA, a annoncé, via son dirigeant Michael Loscheller, sa décision d’exporter vers le Maroc et la Tunisie depuis ses unités de production européennes.

Il faut dire qu’avec seulement 104 véhicules pour 1 000 habitants (contre 599 en France), ce pays de 38 millions d’habitants présente des perspectives de croissance particulièrement favorables pour le commerce automobile. Des perspectives qui se vérifient dans les chiffres de ventes VN : avec 168 600 véhicules neufs immatriculés en 2017, record historique, le Maroc a enregistré une progression de +3,3% par rapport à 2016, mais surtout une explosion de +100% par rapport à 2006, où seulement 84 277 véhicules avaient trouvé preneur.

 

Dans ce contexte, soutenu par des importateurs en quête de valeurs de référence sur ce marché, le Groupe Argus a choisi de s’implanter dès 2013 au Maroc, avec l’ouverture de sa filiale ARGUSED, basée à Casablanca. Editeur de l’outil de gestion PlanetVO², et de la Cote Argus® Maroc publiée dans le magazine Rechange Maroc (http://www.rechange-maroc.com/) ou encore sur www.lacoteargus.ma, ARGUSED ambitionne également de fédérer les différents acteurs du commerce automobile autour d’évènements comme le Club Argus Maroc, dont la 7ème édition s’est tenue le 24 janvier dernier.  Une édition organisée en partenariat avec Cirano, premier garantisseur VO et VN au Maroc, ainsi que Mister-Auto.ma, spécialiste de la pièce auto neuve à prix discount, et Moteur.ma, principal infomédiaire automobile marocain. Sans oublier Orca Formation, spécialisé dans les systèmes d’information métier pour les réseaux de distribution bancaires et automobiles.

Le digital comme levier de développement


Sur la base de ce panel fortement orienté Web et SI, cette nouvelle édition du Club Argus Maroc a fait la part belle aux thématiques de digitalisation du commerce automobile et de traitement du lead entrant.
Et en la matière, il serait erroné de croire que le Maghreb affiche un retard sur l’Europe. C’est même le contraire, toutes choses égales par ailleurs, s’entend  : à titre d’exemple, le portail de petites annonces Moteur.ma a ainsi pu profiter de l’évènement pour détailler sa stratégie très avancée de qualification conversion du lead. Par ailleurs, le dirigeant de Mister-Auto.ma (Présent dans 11 pays et racheté récemment par PSA), s’est lancé un défi en direct : une commande de pièce en ligne, livrée en une heure à peine ! Les constructeurs ne sont pas en reste, notamment Nissan, qui a pu se targuer d’avoir vendu 160 voitures grâce à une campagne d’acquisition digitale ciblée.
De là à ce que le potentiel des techniques d’acquisition digitale au Maroc fasse pâlir d’envie les meilleurs web-marketeurs européens, il n’y a qu’un pas, qu’on peut franchir aisément au regard de la démographie, marquée par une population très jeune (plus d’un quart des Marocains ont moins de 16 ans) et hyper connectée : avec 41,8 millions d’abonnements à la téléphonie mobile 4G, soit 23% de plus que le nombre d’habitants du pays (source : Agence Nationale de Réglementation des Télécommunications), les Marocains vivent et consomment sur smartphone. Et il y a fort à parier que le commerce automobile, certes encore balbutiant, n’échappera pas à la règle.