Un scandale industriel de plus au Japon. Six constructeurs nippons (Toyota, Nissan, Honda, Mitsubishi, Subaru et Mazda) sont victimes de la tricherie du sidérurgiste Kobe Steel.

De son côté, General Motors vérifie aux Etats-Unis si ses automobiles comportent des pièces ou des composants fournis par le sidérurgiste qui auraient fait l‘objet d‘une fausse certification.

Ce dernier a reconnu avoir falsifié les caractéristiques de l’aluminium et du cuivre qu’il leur a livré. Ces métaux sont utilisés dans les véhicules produits au Japon.

"De l'aluminium de Kobe Steel a été employé pour des portières et capots de véhicules et nous sommes en train de vérifier l'impact potentiel sachant que la qualité de l'aluminium peut jouer sur la sécurité des piétons" en cas de collision, a expliqué un porte-parole de Nissan.

Honda aussi a utilisé de l'aluminium de Kobe Steel mais dit "ne pas voir à ce stade de problème critique" puisque le groupe effectue ses propres tests de matériau avant usage.
"Néanmoins, les examens se poursuivent", a indiqué un porte-parole.

Une manière d'enjoliver les produits


Tous les groupes concernés ont été invités par le ministère des Transports à procéder rapidement à des vérifications, notamment pour voir si des rappels s'avèrent nécessaires.

Le sidérurgiste japonais Kobe Steel a avoué que des données relatives à des produits en aluminium et cuivre avaient été falsifiées de façon systématique pour enjoliver les caractéristiques de certains produits. Cette pratique qui pourrait remonter à une dizaine d'années, n'a pu se faire dit, sans que des directeurs n'aient été au courant.

L'enquête menée par Kobe Steel révèle qu'à l'heure actuelle, les spécifications techniques ont été maquillées pour environ 19.300 tonnes de produits en aluminium, 2.200 tonnes de produits en cuivre et 19.400 unités en aluminium moulé et forgé qui ont été expédiées aux clients entre septembre 2016 et août 2017.