La fin de partie pour les derniers distributeurs Chevrolet vient d'être sifflée. Après avoir annoncé l'arrêt de la distribution de la marque d'ici à fin 2015, ce sera finalement, au 31 octobre que les derniers panneaux de concessions seront décrochés !

Si la plupart des distributeurs ont négocié avec les représentants de Chevrolet en France, il restait une trentaine d'irréductibles et pas des moindres puisque le groupe PGA ainsi que Vulcain (avec lequel une co-entreprise avait même été signée) figurent dans la liste.

Une première mise en demeure leur a été envoyée en septembre afin de rétablir « une activité normale de distributeur de véhicules neufs pour le 15 octobre » selon l'expression utilisée par Ludovic Dirand, président de Chevrolet en France dans les lettres reçues. Il est notamment reproché aux concessionnaires de :
  • ne plus commander de véhicules neufs
  • ne pas avoir mis en commande usine les véhicules de l'année modèle 2015
  • ne plus exposer la gamme dans le showroom
  • ne plus avoir de  de véhicules Chevrolet en démonstration
  • faire les points commerciaux avec le responsable de la marque.

« C'est incroyable que Chevrolet se permet de rédiger cette lettre alors que depuis le mois de mars plus aucune voiture neuve n'est disponible. Nous disons depuis le début de cette affaire que Chevrolet quitterait le territoire bien avant la date du préavis légal de résiliation qui est de deux ans. Nous en avons la preuve aujourd'hui », s'exclame Me Bertin, avocat qui accompagne le CNPA dans sa procédure contre Chevrolet. « J'avais rêvé de ce courrier et Chevrolet l'a fait ! », ironise-t-il !

Nouvelle provocation

Pour ce distributeur, la lettre est une nouvelle provocation doublée d'une plaisanterie : « la marque nous dit qu'elle dispose encore de 85 véhicules en stocks mais ce sont des modèles de l'année 2013, qu'elle a récupérés auprès de concessionnaires ayant déjà déposé le panneau et qui ont négocié ! »

Enfin dernier point étonnant d'un point de vue juridique selon Me Bertin, la résiliation ne porterait que sur la vente de véhicules neufs. « Mais un contrat de distribution est unique. Il porte sur la vente et l'après-vente et l'on ne peut résilier sans l'autre. »

En attendant la date de l'audience au tribunal de commerce de Paris, (l'audience du 26 septembre a été repoussée), ces nouvelles lettres viendront peser sur un dossier déjà bien lourd.