Si le business occasion n’est plus le « parent pauvre » de la concession automobile, il reste de loin celui qui récolte les plus mauvaises notes de la part des distributeurs. La 22e édition de la Cote d’amour du CNPA a une nouvelle fois mis en exergue l’insatisfaction des réseaux quant à la politique VO menée par leurs constructeurs. Parmi les 23 critères passés au crible par la société Leads Machine auprès de 731 responsables de concessions, les quatre dernières positions sont occupées par des items relatifs à l’activité occasion. Le prix d’achat des VO chez le constructeur reste le point le plus critique, avec une note moyenne de 3,46 sur dix. Les opérateurs des marques nippones ont été particulièrement sévères sur ce sujet : Suzuki (2,12), Mitsubishi (1,11) et Honda (0,43).

Le portage financier des stocks VO (4,47), la mise en avant du label (4,52) ainsi que les offres de financement VO du constructeur (4,85) héritent d’une note inférieure à la moyenne. Sur ces critères, les marques nippones et coréennes sont les plus mal notées.

Des attentes des réseaux sur le VO


Si les distributeurs répètent à l’envi que le VO constitue le principal « espace de liberté d’une concession », l’enquête du CNPA révèle, presque paradoxalement finalement, qu’ils restent très dépendants de la stratégie du constructeur.

« Il existe une vraie attente des réseaux sur le VO. Celle-ci avait déjà été soulevée il y a an et nous constatons, à la lecture des résultats de l’enquête 2017, qu’il ne s’est rien passé depuis », regrette Christophe Maurel, président des concessionnaires VP du CNPA, à l’occasion de la soirée de la Cote d’amour.

Satisfaction sur les véhicules livrés


Les points de satisfaction observés à l’issue de l’enquête 2017 concernent le plus souvent l’activité VN. Le niveau de qualité des véhicules livrés est le critère qui suscite le plus de satisfaction (8,13 sur 10), devant l’attractivité et le dynamisme de la gamme (7,3) et la qualité des offres de financement VN (7,19). Les notes sont également nettement supérieures à la moyenne générale concernant la disponibilité et le délai de livraison des pièces (6,56), la fiabilité des délais de livraison (6,16) ou encore le portage financier VN (6,12).

Enfin, plusieurs questions subsidiaires ont été posées à l’ensemble du panel. A la question, « sur les 12 derniers mois, pensez-vous que la politique menée par votre constructeur a été plutôt un obstacle ou a participé à la rentabilité de votre entreprise ? », le mot « obstacle » prend le dessus chez 11 des 27 marques sondées. Il se révèle même particulièrement dominant chez Audi, Citroën et Volkswagen.

Des objectifs pas en phase


A la question « Que pensez-vous de la transparence du mode de calcul des objectifs fixés par votre constructeur ? », 51 % des distributeurs Renault interrogés ont répondu « pas du tout transparent », une proportion qui s’élève à 46 % pour Volkswagen.
Enfin, 59 % des responsables interrogés considèrent que « le niveau des objectifs fixés par le constructeur » n’est pas en phase avec le marché.