Des automobilistes de plus en plus sensibles aux questions environnementales, ou soucieux de ne pas payer le moindre malus ? D'après l'étude "Modes de vie et pratiques environnementales des Français" tout juste publiée par le CGDD (ministère de l'Ecologie), une récente évolution de comportement a pu être mise en évidence parmi les personnes qui achètent des véhicules : "Interrogées sur les critères de choix qui ont le plus influencé lors de l'achat de leur dernière voiture, les personnes concernées citent d'abord le prix puis la consommation de carburant. En troisième position, les émissions de dioxyde de carbone devancent en 2016 l'esthétique et le design, contrairement à ce qui était observé cinq ans auparavant" relèvent les auteurs de l'étude.

Le CGDD note en outre que désormais, seuls 10% des automobilistes déclarent que les émissions de CO2 de leur engin les indiffèrent. En 2011, ils étaient 15%... Et le Commissariat d'affirmer que "s'ils n'envisagent pas de délaisser leur voiture, les Français semblent en revanche un peu plus disposés que par le passé à tenir compte de son impact environnemental".

Jadis plutôt circonspecte sur l'influence réelle du système du bonus-malus, la Cour des comptes avait elle aussi relevé l'an dernier qu'il était "probable que le malus ait un impact plus important sur cet indicateur (ndlr, les émissions moyennes de CO2 des VN) en décourageant l'achat des véhicules émettant le plus de CO2". Mais que l'on ne s'y trompe pas : la Cour parle bien de malus et donc de montants à payer, quand le CGDD parle plutôt d'une conscience environnementale liée aux émissions de gaz à effet de serre.

Le malus a concerné 25,5% des achats de véhicules neufs au premier trimestre 2018.