La Belgique s’inquiéterait-elle pour son parc automobile ? Malgré une belle chute en décembre de 16,3%, (une habitude dans le pays), le marché VN belge a pourtant progressé de 1,3% sur 2017 (546 558 immatriculations) et de 2% sur les quatre premiers de l’année 2018 (220 159 unités).
Mais l’Institut belge pour la sécurité routière (IBSR) et le média Le Soir, qui a rapporté ses chiffres, constatent une nette évolution des mentalités chez les jeunes citadins concernant l’achat automobile. Même si ce constat est avéré en Belgique, il serait également valable ailleurs en Europe.
Selon une étude, moins de 38% des jeunes passent aujourd’hui leur permis de conduire dès 18 ans contre plus de 44% en 2000. Les transports en commun mais surtout le car-sharing (covoiturage et autopartage) y seraient grandement pour quelque chose. Alors à quoi bon acheter une voiture, si on peut réaliser des économies importantes par le biais de services comme Blablacar, Zip Car, Drive Now, Uber, et autres start-up dédiées à la mobilité ? La tranche des 25-35 ans en est de plus en plus friande.

Selon Le Soir, via les dires de Ben Wood, analyste chez CSS Insight, le car-sharing, solution la plus intéressante financièrement, devrait régner en maître en 2030, ce qui fait que « les jeunes nés en 2017 seront les derniers à posséder un véhicule ». Le média le rappelle bien : les constructeurs ont déjà amorcé la transition de la mobilité. Comme BMW, qui a été l’un des pionniers dans la création de services d'autopartage avec Drive Now, plusieurs groupes automobiles l’ont suivi tels que PSA avec Free2Move ou encore Renault avec Renault Mobility, Daimler et son Car2Go, etc.