Les loueurs de véhicules à double-commande se meurent.

La société Happy Permis n’est plus. Soutenu par Feu Vert, le loueur de véhicules à double-commande a annoncé le 5 février la cessation de son activité en parlant « d’une exécution des loueurs de voitures à double-commande par le gouvernement, à la demande du lobby des auto-écoles ».

D’après l’enseigne, l’application du décret depuis le 1er octobre a « entraîné une chute de fréquentation de 90 % à 95% » et « provoqué la fermeture de 50 agences en France». Même son de cloche chez Julien Laziou, responsable de la franchise Permis Malin et président de l’association Défense permis banlieue qui parle, lui, de la fermeture « de plus de la moitié des sociétés de location qui exerçaient jusqu’ici ».

En effet, si aucune décision définitive n’a été prise par le Conseil d’Etat sur le fond – on parle d’une décision d’ici septembre – la mise en place de cette obligation de formation, d’un montant de 250 € environ casse tous les avantages qu’offrait la location d’un véhicule à double-commande. Un flou juridique semble toutefois demeurer autour du document justificatif de cette formation.

C’est sur cet élément que s’appuie Julien Laziou pour tenter de rassurer ses clients. Malgré la fermeture d’un de ses franchisés à Nice en janvier, cet entrepreneur n’abdique pas. Reçu la semaine dernière au ministère de l’Intérieur, le responsable de Permis Malin sait que « le temps est compté » mais usera de toutes les armes pour faire reculer le gouvernement. Il nous a ainsi annoncé qu’il n’hésiterait pas à saisir « la Cour Européenne en dernière ressort ».


Le cas ubuesque du fils de Manuel Valls


Le meilleur pour la fin. Malgré l’argument sécuritaire avancé comme principal élément sur lequel le ministère de l’Intérieur s’est basé pour justifier l’arrêté encadrant l’utilisation des véhicules à double-commande, l’un des enfants du ministre Manuel Valls est l’heureux bénéficiaire d’une location de véhicule à double-commande. Cette inscription datée du 16 octobre dernier, soit après la publication du décret, est enregistrée au nom de l’ex-femme de Mr Valls. L’histoire ne dit pas, hélas, si l’accompagnatrice a effectué son stage de formation…