Pionnier des modèles électriques produits en masse mondialement, la Nissan Leaf entame une nouvelle phase de son histoire. Après avoir achevé un premier cycle de vie avec la première génération, dont les ventes, en France se sont effondrées de 39% à 2 381 unités en 2017, le modèle retrouve une dynamique nouvelle avec la Leaf II.

Depuis, mi-février, cette dernière commence à être livrée. En Europe de l’Ouest quelque 20 000 commandes ont déjà été engrangées en cinq mois, dont 2000 en France.

Un bond qualitatif


La nouvelle génération marque un bond qualitatif. Animée par un nouveau moteur (de 150 ch contre 109) et une nouvelle batterie, elle offre 270 km d’autonomie en circuit mixte et à 415 km en ville, selon les normes WLTP (l’ancienne revendiquait 378 km).

"Plus qu’une voiture électrique, la Leaf II est potentiellement autonome grâce à la technologie Pro-Pilote dont elle est dotée et de l’e-Pedal. Des séries spéciales ainsi équipées se sont arrachées, se réjouit Bernard Loire, patron de Nissan West Europe, lors d’une table ronde au salon de Genève. L’option ProPilote (qui représente un surcoût de 1000 euros), est encouragée par certaines assurances, comme la Maif, qui offre des rabais de 10% sur la prime".


Le gros du marché de l'occasion va arriver cette année


Dans le même temps, le marché des Leaf d’occasion est en train de décoller, il s’en vend environ 1500 par an.

« Mais le gros du marché va arriver cette année, car nombre de Leaf étaient en leasing sur trois ou quatre ans, commente Bernard Loire. Le label sur les occasions électriques lancé, il y a six mois, est là pour rassurer. L’inconnu sur la bonne tenue de la batterie est maintenant levé. Il n’y a aucun problème même au niveau mondial. Les concessionnaires les reprennent pour 12 000 à 13 000 euros ».


Enfin, surprise : une Leaf roule davantage qu’une voiture diesel ou à essence, avec un kilométrage moyen de 17 000 km. Et l’on constate qu’elle tend à devenir la première voiture d’un foyer (ce qui n’était pas le cas lors de son lancement).