Plusieurs dizaines de véhicules d'auto-écoles se sont regroupées le 18 avril 2017 en périphérie de Paris, pour mener une opération en direction du centre de la capitale pour dénoncer "l'uberisation" de leur profession.

Outre Paris, où les manifestants ont convergé vers le Champ-de-Mars via le périphérique, des actions similaires sont menées à Lyon, Marseille, Toulouse et Nantes, à l'appel des deux principaux syndicats du secteur, le CNPA-Education routière et l'Unidec.

"On attend 2.000 à 3.000 véhicules à Paris et 5.000 au niveau national", a affirmé le président de la Branche Auto-Ecole du CNPA, Patrice Bessonne. Il a demandé à être reçu à Matignon "pour avoir des réponses aux sérieuses questions que l'on se pose sur la dématérialisation et sur l'uberisation du secteur".


L'ombre de l'ubérisation


"Avec cette réforme, on est en train de mettre en péril la formation et donc la sécurité sur la route, et un secteur qui emploie 45.000 salariés", a dénoncé le secrétaire général de l'Unidec, Jean-Pierre Lemmonier.


Les patrons d'auto-écoles s'indignent notamment de la dématérialisation de l'inscription au permis de conduire, qui ouvre un peu plus la voie aux opérateurs en ligne et fait avancer leur métier vers une "uberisation".

Les deux syndicats avaient mobilisé plusieurs centaines de patrons d'auto-écoles dans une manifestation identique fin février 2016 pour demander notamment le report de la nouvelle épreuve du code de la route. Plus de 300 véhicules avaient défilé à Paris et plusieurs centaines dans d'autres villes de France, perturbant largement la circulation.

En 2015, la France comptait 11.000 exploitants d'auto-écoles, employant 25.000 salariés, enseignants et personnel administratif confondus.