Garagistes et passionnés de mécanique l’attendaient peut-être, « le ebay spécialiste de la pièce auto » est enfin sur la Toile. Le site ad-jugé.com permet d’acheter et de vendre aux enchères des pièces détachées et accessoires automobiles neufs ou d’occasion. Sur le même principe du site e-commerce ebay, il s’agit en réalité d’une plateforme de mise en relation entre professionnels et particuliers autour de différentes catégories de produits.

Dans son fonctionnement, deux types de transaction sont possibles : de particuliers à particuliers ou de professionnels à particuliers. Selon le fondateur de la société Ad Jugé, Julien Mamadou, « les enchères n’ont que des bons côtés puisqu’elles permettent aux utilisateurs de faire de la place dans leur atelier via leur stock et de gagner de l’argent tout en faisant des heureux ».

La commission du site Internet s’élève à 13 % du montant, uniquement sur les ventes validées mais un processus d’abonnement payant sera bientôt mis en place à destination des professionnels pour qu’ils puissent créer une boutique en ligne comme le fait déjà ebay.

« C’est un petit site familial qui a été créé à partir de constats réels. On cherche beaucoup trop de temps la bonne pièce pour la bonne prestation et surtout, en tant qu’ancien mécanicien, je ne savais pas quoi faire de tout mon stock qui ne me servait plus du tout. Entre passionnés, nous devons nous serrer les coudes et nous comptons sur la bonté et la transparence de chacun », explique Julien Mamadou.

Cette nouvelle initiative pourrait rappeler celle de Jérôme Marcon qui avait lui aussi créé un site dédié à la pièce, La Bonne Epave. Malheureusement, il n’est plus. Sans doute suite aux réactions du CNPA qui avait adressé un courrier à la Répression des fraudes pour prévenir « des comportements inappropriés de certains nouveaux acteurs du marché ». A lire La Bonne Epave dans le viseur du CNPA.

Contacté par L’argus, le syndicat réitère ses actions et nous confie vouloir « saisir la DGCCRF et la Direccte Ile-de-France le plus rapidement possible, c’est en cours de traitement ». Et d’ajouter « le particulier ne devrait jamais se retrouver dans une situation où il peut acheter une pièce détachée sans le bon agrément ». Là encore l’objectif n’est pas de demander la fermeture immédiate du site, d’autant plus qu’il gère aussi les pièces neuves, mais de lui donner un cadre nécessaire. Rappelons que ces vives réactions interviennent dans le cadre de la réglementation sur la pièce de réemploi