On commence à les voir dans un salon automobile comme celui de Genève où deux entreprises présentaient leurs projets. Le début d’une révolution, longtemps rêvée mais jamais réalisée.

PopUp Next : quatre roues et trois rotors


Audi apporte son expertise en matière de batteries et de véhicules autonomes.
Une alliance entre Airbus, Audi et Italdesign (filiale d’Audi) planche sur cette technologie et présente son concept "PopUp Next" de véhicule volante autonome.

Le projet "PopUp Next"  ressemble à une télécabine futuriste, sur laquelle se greffent trois rotors et quatre roues. Le commercialisation est prévue après 2025.

Airbus continue ainsi de développer son concept "Pop.Up", présenté pour la première fois au salon de Genève 2017. Pour sa version "Next", il s’est associé à Audi, en plus du cabinet Italdesign. Le constructeur allemand apporte son expertise en matière de batteries et de systèmes autonomes, tandis qu’Airbus se concentre sur les systèmes de vol et la conception de la cabine deux places, qui peut être arrimée à un module "voiture" ou "drone".

Un complément à l'avion de ligne


Airbus et ses partenaires ont travaillé à la réduction du poids, à l’amélioration aéronodynamique de la cabine, notamment en configuration "vol", pour réduire la consommation d’énergie. Les codes visuels d’Audi ont été intégrés à la carrosserie (avec les fameux anneaux sur la calandre) et dans l’habitacle.

Pop.Up devrait s’intégrer dans le système de transport. Le passager d’un avion de ligne pourrait commander un Pop.Up depuis son siège pour qu’il vienne le récupérer à la sortie de l’aéroport et le ramène chez lui par la voie des airs.

"Ce véhicule n'est pas prévu pour être vendu à des particuliers" mais a été "conçu comme un moyen de transport partagé", affirme Mark Cousin, chef de projet chez Airbus, qui a développé la partie volante du "PopUp Next".


Une alliance entre Airbus, Audi et Italdesign (filiale d'Audi) planche sur le "PopUp Next", un véhicule volant autonome.
La filiale de Volkswagen, Italdesign, à l'origine du projet, a conçu la cabine, et le module roulant s'appuie sur la technologie de conduite autonome d'Audi.
Airbus veut lancer les premiers essais dans des villes d'ici 2022 et planche aussi sur d'autres applications, notamment pour le transport de fret la nuit ou le transfert de patients entre hôpitaux.

"La convergence aujourd'hui de certaines technologies, surtout celle des batteries et des moteurs électriques, rend faisable des véhicules de ce type, (qui étaient) impossibles il y a cinq ou dix ans", estime M. Cousin.


Reste à surmonter nombre d'obstacles techniques, réglementaires, juridiques.

Pal-V : tricycle à rotor déployable


Le véhicule à trois roues, qui vole comme un hélicoptère, est propulsé par un moteur à essence
Chez Pal-V, c'est une "frustration" qui est à l'origine de l'idée. En avion, "vous décollez à un endroit d'où vous ne voulez pas partir et vous arrivez à un endroit qui n'est pas votre destination", explique Robert Dingemanse, PDG de la start-up. "Le Pal-V est le produit parfait pour la mobilité entre villes, assure-t-il. En dehors des villes, on vole, et dans la ville on roule".

Le véhicule à trois roues (deux à l'arrière, une à l'avant), doté d'un rotor déployable qui lui permet de voler comme un hélicoptère, est propulsé par un moteur à essence et affiche une autonomie de 500 km en vol ou 1.900 km sur route, où sa vitesse maximale est de 160 km/h.

Décollage de tout aérodrome



Il est victime de son succès. Le temps d'attente pour la livraison du gyrocoptère est actuellement de deux ans.

En dehors des villes, on vole, et dans la ville on roule".
Pour décoller, "vous pouvez utiliser les 10.000 pistes disponibles en Europe, et comme vous pouvez rouler, cela suffit", estime l’entrepreneur néerlandais, ajoutant que "chaque Allemand a un petit aérodrome à 10 ou 20 km de chez lui".

Il faut compter entre 10.000 et 20.000 euros pour la formation de pilote et débourser entre 300.000 et 500.000 euros pour l'engin lui-même, selon M. Dingemanse. "C'est l'ordre de prix d'un petit hélicoptère, mais c'est plus facile à utiliser et l'entretien coûte moins cher", affirme-t-il.