Fruit des recherches du géant américain de l'électronique Qualcomm, soutenues par un programme européen avec notamment comme partenaires Renault et l'institut Vedecom, une piste de 100 mètres de long a été aménagée dans la zone industrielle de Satory, à Versailles (Yvelines).

Prototype de futures potentielles "routes électriques", cette section est équipée de générateurs de champ électromagnétique sous sa surface. En passant au dessus, les voitures elles-mêmes équipées de "dalles" réceptrices sous leur châssis bénéficient d'une recharge de jusqu'à 20 kilowatts, même à 100 km/h.

Une technologie pour 2025


A long terme, et une fois résolus des problèmes de coûts et le chantier potentiellement colossal de mise à niveau de l'infrastructure, un tel système pourrait conférer aux voitures électriques une autonomie théoriquement infinie, assurent ses promoteurs.

La recharge sans contact par le sol existe déjà en statique, arrivant en série sur des voitures cette année. Elle est déjà utilisée, notamment par Alstom, pour des systèmes de transports publics.

Outre le coût à l'achat, l'autonomie limitée des véhicules électriques par rapport à leurs homologues fonctionnant aux carburants fossiles est considérée comme le principal obstacle à leur développement: hormis les luxueuses Tesla, les électriques les plus capables peinent à dépasser 350 km d'autonomie réelle.

Les promesses de la recharge en roulant


La recharge dynamique est une des pistes pour développer la voiture électrique, même s'il faut encore trouver les modèles économiques.

Autre avantage : les véhicules électriques de livraison ou les taxis n'auraient pas besoin d'être garés pour être chargés et pourraient donc être utilisés jusqu'à 100% du temps.

Qualcomm, qui veut vendre à des équipementiers automobiles cette technologie, dit penser la voir aboutir en série d'ici dix ans.