En juin 2017, comme au premier semestre de l'année, les chiffres du marché automobile permettent d'afficher un optimisme non feint. La hausse de 1,6 % des immatriculations sur le seul et de 3 % sur les six premiers de l'année, pourrait sembler mesurée mais le jour ouvré manquant en juin 2017 par rapport à juin 2016 fait perdre en façade presque 5 points de progression sur le mois seul et  et 0,8 point au semestre.

« Le marché est de bonne tenue. A tel point que nous allons relever nos prévisions de marché, qui jusqu'à présent oscillaient entre +1 à +2 %, pour espérer une hausse comprise cette fois entre 3 et 4 % sur l'année complète. Ce marché, souvent évalué à 2 millions de véhicules, ce qui constitue désormais un peu notre standard, sera dépassé cette année », a affirmé Christian Peugeot, président du CCFA lors d'une conférence de presse ce lundi 3 juillet.

La bonne nouvelle pour les marques automobiles vient surtout d'un frémissement du marché des particuliers qui laisse espérer une hausse des ventes auprès de cette clientèle, tout comme la dynamique enregistrée sur le marché de l'utilitaire laisse entrevoir des signaux de reprise économique.
Sur le seul mois de juin, le canal des particuliers pèse 45,6 % des immatriculations (+2,3 %) contre 46,7 sur les six premiers mois de l'année (+0,2 %). Renault reste la première marque vendue à particulier et progresse plus que le marché en juin sur ce canal (+2,4% et 38,2 % de voitures adressées aux automobilistes). Sur le semestre en revanche, la part passe à 39,2 % mais le volume régresse de 4,4 % par rapport à la même période l'année dernière. Dans le groupe, Dacia affiche une proportion incroyable de 78 % de vente à particulier (-0,3 % sur le mois et de 84 % sur le semestre et +4,3 %). La marque devient ainsi la 3e marque vendue aux particuliers devant Citroën.

« Le marché des particuliers frémit et nous avons noté une hausse de nos carnets de commandes à particulier, après un week-end de portes ouvertes positif, au milieu du mois de juin. La bonne nouvelle vient également de Koleos qui s'installe très vite dans le paysage automobile avec des commandes 1,5 fois supérieure à notre plan de marche », précise Philippe Buros, directeur du commerce France de Renault.

De son côté, Peugeot affiche une des plus forts rapports volume/progression sur ce canal (+18,2% en juin et 42,7 % des immatriculations et +7,9 % sur le semestre avec 43,5 % des cartes grises).

« Nous terminons ce semestre avec une forte hausse de part de marché (+ 0,65 point à 17,5 %). Nous avons assisté à une très belle montée en puissance de nos nouveaux produits en plaçant 4 modèles dans le top 10. Nous avons enregistré 70 000 commandes de 3008 et livré 37 000 unités au premier semestre. Ce succès rejaillit sur l'ensemble de la gamme », précise Guillaume Couzy, directeur du commerce France de Peugeot.

Sur le mois, Citroën perd du terrain auprès des particuliers (-7% et 41,5 % des cartes grises) mais aussi Volkswagen (-7,6 % et 48,5 %), Ford (-9,6 % et 41,3 %) ou encore BMW (-16,7 % et 27,8 % des immatriculations).

Performance des entreprises et des loueurs

L'autre pilier du marché automobile français, les ventes aux professionnels, se portent bien également. En juin, les ventes aux entreprises ont progressé de 12,6 % et pèsent 11,6 % des immatriculations et celles aux loueurs de longue durée augmentent de 3,1 % pour représenter 8,8 % du marché. Les deux canaux cumulés représentent 20,4 % des cartes grises du mois et 20,1 % du semestre.

« Le canal des loueurs se redresse sur le mois de juin, les entreprises restent dynamiques dans le renouvellement de leur parc. Pour Citroën, il s'agit de l'année du rebond avec une stabilisation de la part de marché VP + VU à 11 %. Nous avons enregistré un gros mois de commandes grâce à l'opération Les Jours Pro, organisée dans le réseau. La C3 VU s'installe dans le paysage sur un marché très disputé », affirme Amaury de Bourmont, directeur du commerce France de Citroën. 

Les véhicules de démonstration s'installent sur le marché

Une nouvelle fois, le canal des véhicules de démonstration vient compléter le marché et reste à un niveau très élevé : 17 % des cartes grises du juin et presque 15 % sur les six premiers mois de l'année. Renault s'ajuste sur cette moyenne nationale, mais d'autres marques la dépassent largement : BMW (20,9 %), Hyundai (20,8 %), Mazda (26,9 %), Nissan (24,9%) ou encore Fiat (19,9 %).
« La France est le pays européen où la part des véhicules de démonstration est la plus faible et les VD sont également une réponse aux mandataires », avance Philippe Buros. Une analyse partagée par Amaury de Bourmont, qui estime que « les VD répondent également à une frange de clientèle à la recherche d'une bonne affaire tout comme ils permettent au réseau d'atteindre les objectifs. »