L'amplitude est faible, mais la direction est la bonne.

"En février, la demande pour les voitures particulières dans l'Union européenne n'a augmenté que de façon modeste", a relevé l'ACEA, notant aussi que plusieurs grands marchés nationaux comme la France (-2,9%), l'Allemagne (-2,6%) et le Royaume-Uni (-0,3%) se sont moins bien comportés que lors du mois de février précédent, en partie à cause d'un jour ouvré en moins qu'en 2016.


Quelque 1,114 million de voitures particulières neuves ont été mises sur les routes européennes (Union européenne, Suisse, Norvège et Islande) le mois dernier, soit une petite avancée de 6,1%.  La progression sur deux mois reste vigoureuse avec 6,1% pour atteindre 2,3 millions d'unités.

Recul de la marque Volkswagen


Côté constructeurs, le groupe Volkswagen, premier groupe européen, règne sur 23% du marché, mais ses volumes se sont contractés de 1,5%. Sa marque éponyme a plongé de 7% le mois dernier, compensée en partie par Seat (+15%) et dans une moindre mesure Audi (+2,2%).

Derrière lui, PSA voit ses ventes se replier de 3,1% mais reste le deuxième constructeur européen en part de marché (10,6%), devant Renault qui l’avait dépassé sur l’ensemble de l’année 2016. Peugeot recule ainsi de 3,7% tandis que Citroën est dans le vert (+1,8%) et DS, encore en manque de nouveautés commercialisées, en recul (-36,9%).

Au cumul des deux mois, PSA, qui a créé la sensation début mars en annonçant le rachat à General Motors de ses activités européennes (Opel et Vauxhall), progresse de 1,5%.

Renault dynamisé par Dacia


Le groupe Renault (+7,2%) à 114 785 unités, a mieux tiré son épingle du jeu en février, profitant de la forme de la marque au losange (+5,3%) et encore plus de Dacia (+12%). Désormais comptabilisée dans les chiffres de ventes du groupe Renault, Lada, la marque russe reste confidentielle en volume avec seulement 346 unités, elle voit toutefois ses livraisons bondir de 43,6%.

L'entreprise dirigée par Carlos Ghosn, en pleine tourmente en France pour des soupçons de "stratégies frauduleuses" aux émissions polluantes comme Volkswagen, détient 10,3% du marché automobile du Vieux continent en février et voit ses livraisons progresser de 8,5% sur deux mois.

Fiat conserve son allant


A la quatrième place, on retrouve FCA, avec des immatriculations en progrès de 8,7% qui lui permettent de détenir 7,9% du marché. L'Italo-Américain tire parti du dynamisme des Fiat (+8,3%) et des Alfa Romeo à la gamme renouvelée (+23,5%).

Les livraisons de Ford se sont en revanche contractées de 2,3% en février, le groupe à l'ovale tombant à 6,4% du marché européen, juste devant Opel, également orienté à la baisse (-1,5%).

Les spécialistes du haut de gamme outre-Rhin ont quant à eux connu un mois de février sans relief. Audi n'a progressé que de 2,2%, BMW (avec Mini) se contente de + 0,6% tout comme Daimler (Mercedes et Smart) qui frémit aussi de 0,6%, tiré vers le bas par la contre-performance de Smart (-17,8%).

L'envolée de Toyota


Le numéro deux mondial et premier Japonais en Europe, Toyota, enregistre en revanche un bond des immatriculations de 19,5% et atteint 4,6% de part de marché, notamment grâce à la dynamique de son SUV, C-HR. 

Son rival nippon Nissan est à 3,7% du gâteau automobile européen, avec des livraisons en hausse de 3,5%, mieux que la tendance générale donc.