2018 commence avec une tendance à une légère croissance. Après la hausse de 2,5% enregistrée en janvier 2018, les immatriculations ont progressé de 4,3% en février à 168 899 voitures. Au cumul des deux mois, le hausse s'affiche à 3,4%.

Comme en janvier, le marché est tiré par Peugeot, dont les ventes bondissent de 19% à plus de 31 000 unités, dépassant ainsi une fois encore celle de Renault (-1,3% à 30 242 unités).

La vitalité de Fiat


Les autres marques généralistes végètent : Citroën stagne (+0%) et Renault se tasse (-1,3%), Ford chute (-5%), tout comme Toyota (-3,3%) qui était pourtant en forte croissance les mois précédents ainsi que Nissan (- 0,2%).

La marque Volkswagen (+4,9%), en difficulté les mois précédents à retrouver le rythme du marché.

Seule la marque Fiat fait montre d'une certaine vitalité (+8%).

La marque Dacia poursuit sa conquête (8%) et s'arroge 5,97% de part de marché.

Opel, désormais dans le giron de PSA, voit sa part de marché se tasser de 4,1% à 3,4%.

BMW champion du haut de gamme


Dans le haut de gamme, les performances sont contrastées. Audi s'effondre de 8,5% à 4036 unités, jadis numéro un du premium en France, il est dépassé par Mercedes (+7,4% à 4826 unités) et BMW (+5,6% à 4842 unités) qui se battent dans un mouchoir pour la première place du haut de gamme.

En février, comme au cumul, la première place du premium en France revient à la marque bavaroise dynamisé par les ventes de ses petits modèles X1 et Série 1 .

Perspectives


Sur le marché toutes marques, la progression de +3,4% au cumul montre un petit ralentissement de la croissance comparé à celles de 2017 et de 2016.

L'année dernière, le marché automobile français a crû de 4,74% à 2,11 millions d'unités, tiré par l'embellie des perspectives économiques et l'engouement pour les nouveaux SUV que proposent désormais presque toutes les marques.

En 2016, la croissance avait atteint 5,1%, après +6,8% en 2015 et cinq années de stagnation ou de baisse consécutives au contrecoup de la fin des primes à la casse décidées face à la crise de 2008-2009.

Une année 2018 qui s'annonce contrastée


Cette année, le marché devrait connaître une nouvelle année de croissance, mais à un rythme moins rapide, avec selon Renault, une plus forte progression au premier semestre qu'au second.

Sur l'ensemble de 2018, l'Observatoire Cetelem de l'automobile attend une hausse de 3,8% à 2,2 millions des immatriculations de voitures neuves en France sur l'année qui commence tandis que le CCFA, plus prudent, anticipe un marché stable, ou en légère hausse.